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C’est quoi la valeur des choses… De l’Homme?

L'homme dans son universalité
Source image : site Flickr.com- Yann Caradec, oeuvre de l’artiste contemporain JR au Panthéon

C’est quoi la valeur?

Etymologiquement la valeur est une force morale et une source de santé.Il se dégage de la valeur une idée de force, de maîtrise de soi et d’empire sur les autres.

C’est quoi la valeur des choses?

C’est quoi la valeur de l’Homme quand les choses, et les intérêts ont une valeur suprême?

La “société de consommation” semble avoir donné une valeur aux choses, aux biens qui surpasse celle de l’Homme.

Les vêtements par exemple, au-delà du confort et du respect des autres ont désormais  pour certaines personnes “la valeur de l’Homme”. Notre valeur dépend des vêtements que l’on porte. Les vêtements font de nous ce que nous sommes.Or, bien que les vêtements ne font pas l’Homme, les biens ont colonisé le monde rendant l’Homme esclave.

Les amitiés se font et défont par intérêts, par possessions.

Les amitiés se font en fonction du nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux notamment de Twitter ou Facebook. Les amitiés se font en fonction du poste ou de l’emploi qu’on occupe. Les amitiés se font en fonction du physique, du compte en banque…Bref des biens matériels.

Les amitiés se défont quand le physique se détériore.Les amitiés se défont quand le compte en banque se vide. Les amitiés se défont quand les biens matériels s’évaporent ou s’amenuisent comme peau de chagrin . Ne dit-on pas que c’est dans la pauvreté que l’on voit ses vrai(e)s ami(e)s

Les intérêts, les choses ont de toute évidence une valeur mais je me pose toujours la question c’est quoi la valeur de l’Homme?

C’est quoi la valeur de l’Homme ?

Quand ce dernier ne se maîtrise pas soi-même, source de vraie valeur.

Quand la famine et la pauvreté sont des composantes du monde et ne permettent pas la maîtrise de soi et la maîtrise de l’avenir.

Quand richesse et pouvoir dominent le monde et que ces derniers font et défont le monde ainsi que les hommes.

Quand la performance détermine la valeur de l’Homme et conduit certains à “La fatigue d’être soi” selon Alain Ehrenberg.

Quand il existe des armes nucléaires, chimiques…Bref toutes les armes de guerre qui peuvent faire disparaître des milliers, des millions  de personnes voire aboutir à  l’extinction de l’espèce humaine.

Quand la notion de paix semble être inconnue car l’Homme ne sait pas penser celle-ci. La paix manquerait d’efficacité à ses yeux.

La valeur de l’Homme repose pourtant sur l’Homme lui-même.

Qui pourrait penser la valeur de l’Homme si ce n’est pas ce dernier. La valeur de l’Homme consiste pour tout un chacun à trouver sa valeur, à s’accorder une valeur. C’est en se donnant une valeur que l’on peut donner une valeur à l’autre et à l’Homme. Mais pour certains cette valeur a un prix et parfois celui-ci est en dessous des choses, des biens…

Billets et pièces de monnaie
Source image : site Flickr.com-Paul Falardeau

Toutes les conventions internationales donnent une valeur à l’Homme notamment au travers de la notion des droits de l’homme. Ces dernières font de l’Homme une valeur suprême.Mais ces conventions sont-elles pour autant respectées ? L’Homme semble faire table rase lorsque leurs intérêts entrent en jeu. L’Homme n’a de valeur qu’en fonction des intérêts.

C’est quoi la valeur de l’Homme quand  la politique et le politique sont sujets à des conflits d’intérêts et que l’intérêt général a du mal à s’imposer.

Quand je vois ces guerres, cette violence…La question me revient en boucle: Mais c’est quoi la valeur de l’Homme?

Si l’Homme a compris quelque chose de la valeur c’est bien l’empire sur les autres et les choses!

 

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Ahh! Les fêtes de fin d’année.

On attend tous les fêtes de fin d’année avec enthousiasme.

Tous! je ne sais pas. Ce que je sais, c’est qu’à la fin de l’année tout le monde il est beau, tout le monde il est content (quoique je n’en suis pas sûre…).
Ce que je sais c’est que ça fait partie de la période préférée de la plupart des personnes dans le monde. Mais je ne sais pas si c’est la période préférée de tous!
Tous! non certains redoutent la fin de l’année car ces derniers :

  • prennent un an de plus au cours du mois. Quand on est plus tout jeune, la pilule a du mal à passer.
  •       vivent des situations difficiles : rupture, solitude, maladie, pauvreté …Pas de possibilité de fêter ou d’apprécier  la fin d’année.
  •      font le bilan de leur vie…

Les fêtes de fin d’année n’ont pas la même sensation pour tout le monde. Pour certains elles auront un goût sucré, acide, pour d’autres aigre doux voire un goût amer. Les plats n’ont pas le même prix, la même saveur et la même quantité.

Ah! les fêtes de fin d’année!

C’est le moment de l’amour, du partage, du plaisir, de la détente…Mais c’est aussi le moment des dépenses avec la conscience et la vision de la douloureuse en janvier. Dépenses parfois irréfléchies, incontrôlées et incontrôlables. Il faut bien faire plaisir à la famille, aux ami(e)s et surtout il faut bien se faire plaisir.

Plaisir! C’est le mot souvent attaché aux fêtes de fin d’année. C’est le moment de la quête du plaisir pour soi mais aussi pour les autres.

Les autres! Justement il faut y penser. Ce n’est pas seulement au moment des fêtes de fin d’année qu’il faut partager. Il faut partager tout le long de l’année, tout le long de sa vie.

Apporter du plaisir, de la joie et pourquoi pas du “bonheur” dans la vie des autres, afin de réaliser le cercle vertueux du “bonheur”.

Ce qui compte pendant les fêtes de fin d’année c’est :

  • on est pas seul;
  • je ne suis pas seul(e);
  • tu n’es pas seul(e);
  • il, elle n’est pas seul(e);
  • nous ne sommes pas seuls;
  • vous n’êtes pas seuls;
  • ils, elles ne sont pas seul(e)s.

Faisons des fêtes de fin d’année, des fêtes d’amour, de partage et le reste suivra.

Alors pour vous les fêtes de fin d’année représentent quoi?

 

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“60 days in” ou la question de la valeur de la liberté

Source image : site Flickr.com – Matthias Müller

Je suis fan de télé-réalité oui mais de la télé-réalité américaine.

Fan car je m’intéresse à ce qui m’entoure, à mon environnement.

J’ai toujours pensé que l’on pouvait apprendre beaucoup en regardant les autres et ce même si les scènes sont mises en scène ! Il est important de voir jusqu’où les êtres humains peuvent aller…

Je vais donc vous parler de 60 days in qui est une “série documentaire” de la chaîne A&E actuellement à la saison 2. Cette série documentaire pose la question du rapport que l’ Homme entretient avec la notion de liberté.

60 days in traite de personnes « ordinaires » qui, de leur plein gré, participent à une expérience au sein de la prison pendant deux mois. Ils vivent au quotidien dans les conditions de prisonniers sans aménagements quelconque.

Pour ce faire chacun se construit une image de « délinquant » afin de gagner en crédibilité auprès des autres détenus. L’essentiel est de ne pas instiller le doute auprès des autres partenaires. Ils sont supposés vivre en prison comme des prisonniers lambda.

Il y a une présélection et une formation préalable sur les « règles en prison ».

Une fois à l’intérieur, les cameras suivent les pseudo prisonniers sous couvert de la réalisation d’un documentaire. A la fin des deux mois, ils font un compte rendu sur les points positifs et les points négatifs de leur expérience ainsi que sur la prison. D’ailleurs, c’est ce dernier point qui sert à « vendre l’émission ».

La première question que se pose la majorité des personnes qui ont vu cette émission, est de savoir comment des gens « ordinaires » peuvent vouloir de leur plein gré vivre l’expérience de la prison. 

La réponse se situe autour de la valeur de la liberté, sur la nécessité de celle-ci.

La question de la valeur de la liberté

– La liberté et la contrainte

La liberté se définit en principe par opposition à la contrainte. La liberté consiste communément en principe à faire ce que je veux quand je veux.

Mais la liberté c’est bien plus complexe que ça. Elle renvoie à soi, son entourage, ses actions, aux autres… Le dictionnaire Larousse donne d’ailleurs plusieurs exemples renvoyant à plusieurs situations. La contrainte désigne dans le langage courant, tout ce qu’on doit supporter sans l’avoir choisi.

On est tous libres car on a toujours le choix.

Source image : site Flickr.com – Matthias Müller

Le choix est toujours libre même dans les situations les plus compliquées. Par exemple, on vous met une arme sur la tempe et on vous demande de devenir esclave. Qu’est-ce que vous feriez ? Vous avez le choix entre mourir et vivre en tant qu’esclave. Certains choisiront l’esclavage …Et quelques courageux la mort.

La plupart des prisonniers ont eu un choix à faire (bien sûr tout le monde n’est pas à mettre au même niveau). Ils ont choisi une voie qui les a conduit en prison. Et ce que ce soit un bon ou mauvais choix selon les points de vue.

On peut en effet, se retrouver en prison pour une cause qui est noble (Confère l’histoire de Nelson Mandela) ou peut sembler l’être. Mais cela demeure toujours un choix.

– La question du libre arbitre

Avec la liberté se pose également la question du libre arbitre.

La faculté de choisir librement. Il est question de la pleine capacité de nos moyens quand on fait un choix (la question se pose également en droit pénal).

Les individus se trouvant à l’intérieur de la prison pour un délit ou un crime ont-ils eu à un moment ou un autre la possibilité de faire un choix, ont-ils été en pleine possession de leurs moyens ?

La drogue et certaines maladies mentales peuvent entraîner une altération ou une perte des facultés mentales. Dans le cas de la drogue, c’est une choix préalable qui s’impose. On fait le choix de se droguer ou non (sauf dans certaines situations).

Certaines situations peuvent conduire à une altération des facultés mentales comme le soulignait Gustave Le Bon dans « Psychologie des foules » paru en 1895. Dans la foule on devient quelqu’un d’autre. Dans la foule l’individu est soumis à son inconscient et régresse. Il devient ainsi primitif.

Cette analyse de Gustave Le Bon peut expliquer certains scandales qui ont défrayé la chronique. Le cas des lapidations publiques ou bien encore des drames historiques notamment l’accession d’Hitler au pouvoir. Accession due entre autres à sa capacité à haranguer les foules, sa qualité d’orateur.

Quand on regarde 60 days in, on se rend compte que certains ont perdu ce libre arbitre du fait des drogues, de la maladie ou bien encore de leur appartenance à un groupe. Certains jeunes se voient souvent obligés de commettre des délits, des crimes car ils ne veulent pas décevoir le groupe, la bande de copains…

La liberté entraîne des responsabilités

La liberté ne peut qu’être limitée dans une société normée.

Le slogan de Mai 68 « il est interdit d’interdire » ne saurait s’appliquer pleinement car la société dispose de ses règles afin de « faire société ».

La plupart de ceux qui sont en Prison dans les sociétés dites démocratiques, ont choisi de ne pas suivre les normes qui régissent la société. Ces normes font de chacun un être libre. C’est afin d’assurer, de garantir nos libertés que les autorités posent des règles.

Pas de libertés sans normes, sans contraintes. C’est la limitation qui fait société.

Bien qu’il soit difficile de juger du bien fondé de la détention ou non et des conséquences que cela peut entraîner, Il ne faut toutefois pas oublier que dans les pays dits démocratiques, « La liberté est la règle et les restrictions de police, l’exception » Corneille, commissaire du gouvernement, 1917.

En France, cela se traduit en matière de détention, en particulier dans le cadre de la détention provisoire, par l’article 137 du Code de procédure pénale. Cet article dispose en effet, que « Toute personne mise en examen, présumée innocente, demeure libre ».

Afin de se rendre compte de la situation en matière d’incarcération en France, voici les chiffres clés de l’administration pénitentiaire (source ministère de la justice).

Au 1er janvier 2016 :

  •  249 298 personnes prises en charge par l’administration pénitentiaire
  • 172 007 personnes suivies en milieu ouvert

  • 76 601 personnes sous écrou et plus de 170 000 personnes suivies en milieu ouvert

  • 187 établissements pénitentiaires (86 maisons d’arrêt, 94 établissements pour peine, 6 établissements pénitentiaires pour mineurs, 1 établissement public de santé national à Fresnes)

  • 103 services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP)

  • 37 801 agents dont 27 115 personnels de surveillance et 5 095 personnels des SPIP

  • 2,69 milliards d’euros de budget annuel (hors pensions).

 

Pour ceux que ça intéressent :

– Gustave Le Bon “ Psychologie des foules “;

–  Jacques Donzelot “Faire société : La politique de la ville aux États-unis et en France”

 

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La pauvreté est-elle une fatalité ?

Source image : site Flickr.com-François Decaillet
Source image : site Flickr.com-François Decaillet

A l’heure de la série 3% de NETFLIX;

A l’heure de la marche contre le chômage et la précarité à Paris le 3 décembre 2016;

A l’heure où l’idée de la “privatisation” de la Sécurité sociale germe au sein de la société;

A l’heure où le taux de pauvreté de la population fonction de 60% du revenu médian (1003 euros par mois aujourd’hui) stabilisé fin 2014 à 14,1%, repart à la hausse;

A l’heure où ce taux donne une vision très hétérogène et englobe tant les ménages modestes que ceux dans une très grande précarité;

A l’heure où fin 2014, selon une estimation de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), 4,13 millions de personnes en France sont allocataires de l’un des minima sociaux;

A l’heure où en 2015, selon une étude de la Cnaf-France entière -Observatoire des inégalités, 1 920 000 million de personnes étaient allocataires du RSA. Taux de non recours s’élevant environ à 50 % pour le Rsa socle et activité (à voir les chiffres de la prime d’activité);

A l’heure où selon l’Observatoire des inégalités 840 millions de personnes dans le monde sont sous-alimentées (soit une consommation de moins de 1800 calories par jour pour un adulte). Ce chiffre comprend 16 millions de personnes au sein des pays développés. C’est donc une réalité qui nous concerne tous!

A l’heure où selon le 10ème Baromètre du Secours populaire sur la perception de la pauvreté par les Français, les plus démunis ne renoncent plus seulement aux loisirs, mais également de plus en plus aux soins;

A l’heure où le plan pluriannuel contre la pauvreté et l’inclusion sociale de janvier 2013 touche à sa fin;

A l’heure où le problème soulevé par le texte publié en 1974 par René Lenoir “Les exclus, un français sur dix”  demeure une réalité;

Il se pose la question de savoir si la pauvreté est une fatalité.

La ou les solutions sont peut-être dans la hiérarchisation des priorités, la révision des outils et indicateurs de pauvreté.

Mais il s’agit surtout de changer le regard sur les pauvres . Mettre fin à la stigmatisation.

Source image : site Flickr.com- Diogenes
Source image : site Flickr.com- Diogenes

La pauvreté est une notion complexe car on est pauvre par rapport aux autres mais aussi par rapport à des valeurs communes.

La mesure du taux de pauvreté en fonction du revenu médian souligne la valorisation de la richesse comme l’une des valeurs communes dans la société contemporaine.

Cependant, faut-il nécessairement lier pauvreté et richesse matérielle?

Car  la pauvreté :

est financière,

est morale,

est un état d’esprit,

est environnementale,

est sociale, mais aussi publique, privée,

est interne mais aussi externe,

est curable et incurable,

ne se partage pas,

est plurielle et singulière,

abat les barrières mais les élève aussi,

est solitude,

est exclusion mais aussi possibilité d’inclusion,

est chômage, maladie, famine, faim,

est globale, territoriale, locale, individu,

est je, tu, il, nous, vous, ils.

Agissons plus contre la pauvreté. Un tout petit geste quotidien suffit. C’est un sourire, un bonjour qui peut rendre la pauvreté moins lourde et plus facile à supporter.

C’est un engagement fonction de ses moyens.

C’est un engagement des politiques, de la politique mais également de tout individu car la pauvreté est plurielle.

C’est un engagement entrepreneurial (l’économie sociale et solidaire par exemple).

Mais c’est surtout le vivre ensemble: changeons de regard sur la pauvreté et sur les pauvres. Peut-on vraiment reprocher à tous d’être responsables de leur situation?

Chaque jour des initiatives doivent être souligner. C’est le cas de la FNARS, fédération d’associations de solidarité, face notamment à l’émission de M6 “Rue des allocs”.

Toutefois, la polémique est parfois nécessaire à l’éveil des consciences, à l’ouverture du débat et à la recherche de solution.

En France, c’est près de 8 millions de personnes qui vivent dans la détresse sociale.

Mais une question se pose : êtes-vous pauvre?

Pour ceux que le sujet intéressent :

  – “Repenser la pauvreté” de Abhijit V. Banerjee

 – “La pauvreté dans l’abondance” de John Maynard Keynes

 – “En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté” de Jean- christophe Sarrot

 – Sur le même thème 

Voir également un article du monde daté du 5 décembre 2016 :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/12/05/la-pauvrete-et-les-inegalites-ont-encore-augmente-en-france-en-2015_5043597_4355770.html?xtmc=taux_de_pauvrete&xtcr=3

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Boutons et la terreur de l’image

Source image : site Flickr.com
Source image : site Flickr.com

La vie serait si simple si les boutons, l’acné n’existaient pas (n’est-ce pas Mesdames?).

Je fus confrontée à ce problème tardivement, j’étais déjà une adulte ! Oh quelle horreur moi qui avais une peau si parfaite et l’appréciais en me regardant dans le miroir. Maintenant, oh ! mon beau miroir je n’étais plus la plus belle.

Il y a différents types d’acné (que je ne développerai pas ici) et à ma grande surprise je découvrais que l’on peut l’avoir à l’âge adulte. Ce n’est pas seulement un problème d’adolescent.

Les boutons impactent directement le physique et donc de ce fait l’image.

L’importance de l’image dans la société se traduit d’abord par le fait que la vue fait partie de l’un de nos sens. L’image est là, elle est nous. Elle représente tout simplement la condition humaine.

L’image est une représentation visuelle voire mentale des choses. Il n’y a pas que le physique mais également ce que l’on représente vis-à-vis des autres. D’où l’importance dans nos sociétés des médias, de la place du handicap, de l’amour, de nos vies personnelles et publiques. ..

Mais s’agissant de la représentation visuelle il s’agit de la quête perpétuelle de la perfection propre à l’Être humain. Avec les boutons du visage, la preuve de notre imperfection est apportée à la face du monde. On ne peut plus cacher, l’ampoule que l’on a au milieu du visage et qui nous fait briller de mille feux ! (Bien sûr la question est légèrement différente quant aux points noirs).

La preuve de la terreur de l’image, de la quête de la perfection se lit à travers les médias, journaux et particulièrement les journaux « people » avec l’usage à outrance du photoshop. Ce dernier faisant croire que la perfection existe et plongeant certaines personnes dans des régimes draconiens afin d’atteindre celle-ci.

Bien que ne voulant pas succomber à la terreur de l’image, inconsciemment ce nouveau problème me plongea dans une quête de peau parfaite dans l’immédiat, avec l’essai de produits multiples réputés pour leur efficacité en la matière.

Mais que nenni, mon problème qui avait semblé passager et pas si grave se transforma en une carte de visite. On ne voyait que mes tâches dues à mon envie irrépressible de percer tous ces boutons (là le cercle vicieux s’installe). J’étais cachée derrière mes tâches. J’ai dû avoir recours à un médecin esthétique. Plusieurs séances de peeling furent nécessaires. Celles-ci accompagnées de gestes simples au quotidien.

Pourtant le culte de l’image n’est pas attaché à notre histoire contemporaine, on retrouve en substance cela dans la phrase « un esprit sain dans un corps sain », à travers l’art, la peinture, le culte des dieux…

De nos jours, ce culte se traduit par le boum des salles de sport (bien sûr il y a aussi des raisons de santé), par le succès du marché des produits en tout genre et notamment des « produits minceurs ». Ceux qui promettent entre autres d’avoir un ventre plat en un mois en prenant pour modèle une star, une vedette…

On sait que les stars, vedettes et parfois même les ‘people’ sont des modèles pour beaucoup de personnes et notamment la jeunesse. C’est donc une boucle bien entretenue qui inscrit le culte de l’image dans les mœurs, les esprits. Conditionnant ainsi des générations. A tel point que le régime commence de plus en plus tôt chez les jeunes avec les dangers que l’on sait en termes de croissance, de maladie (anorexie…).

Les publicités ont également un grand rôle dans ce culte : mannequins dont on se demande parfois si elles vivent dans le même monde (oui mais à quel prix). Stars photoshopées qu’on a du mal à reconnaître dans la vie réelle…La perfection n’existe pas on a tous nos petits défauts !!!

Autant dire que même quand l’on dispose d’un fort caractère à un moment où un autre on finit par succomber à la terreur de l’image, par se regarder dans un miroir et voir tous ses petits défauts. Maintenant, cela dépend de ce que l’on fait de ce constat. On s’assume ou l’on recherche cette perfection qui conduit certains à abuser de la chirurgie esthétique.

Cela peut se comprendre à un certain niveau, pour certaines personnes pour qui, il s’agit d’être bien avec soi-même et qui n’arrivent pas à s’assumer comme elles sont. Pourtant ce n’est pas difficile. Il suffit de se dire qu’il y a toujours pire que soit et que si le monde était parfait ça se saurait (inexistence de guerres, famine, handicap, luttes pour le pouvoir…).

Si la chirurgie esthétique peut aider certaines personnes à se sentir mieux pourquoi pas, à partir du moment que tout est mesuré car il faut éviter de perdre l’image de soi. L’excès nuit.

Qui parle d’acné, de boutons (quand c’est en excès), parle de bien-être et donc difficultés à l’assumer et pire pour certaines personnes il s’agit de l’inclusion dans la société.

En effet, dans le cas extrême de l’acné, l’on peut être marginalisé. Cela commence avec la jeunesse, et, plus tard c’est au sein du milieu professionnel que l’on peut être marginalisé. Surtout au sein de certaines professions. Cette marginalisation peut aussi être de notre fait, par la sensation de mal être que peut produire l’acné sévère. Par honte, par peur du regard des autres on se met à l’écart.

L’existence des appareils photos se justifie même par la stratégie de la terreur de l’image. Vouloir capter son image pour l’éternité, la transmettre pour qu’on soit toujours présent auprès des autres. Mais, les images prises sont-elles vraiment l’image de soi ? Nous représentent-elles vraiment ?

Sur les photos on a envie de donner la meilleure image de soi. Il faut être la personne la plus belle, bien habillée…C’est la raison pour laquelle on partage rarement les photos ratées. Comme l’affirme Guy Débord, c’est « la société du spectacle ». Le monde est comme une grande scène où tout le monde se met en scène. La représentation est tout. C’est pourquoi les boutons représentent notre terreur.

Avec les boutons, l’acné, la représentation de nous est déjà faite. Il y a déjà une histoire qu’il faut essayer d’effacer afin de produire celle que l’on veut mettre en scène.

L’image en tant que réputation fait partie du quotidien. Tout le monde a une réputation soit à tenir, sauvegarder, soit à créer. La réputation de tout le monde est faite ou reste à faire. Et ce qu’importe notre place dans la société. Mais c’est également celle dont on a du mal en s’en débarrasser car, notre image nous suit. Celle-ci est alimentée par la rumeur d’autant plus rapide avec les Nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les médias sociaux n’arrangent pas la situation.

Comme dans l’allégorie de la caverne de Platon, l’image qu’on aperçoit n’est qu’une illusion. Nos représentations sont fabriquées !!!

Alors il s’agit de vivre pour soi et pas pour les autres. D’essayer au mieux de s’assumer ou, tout mettre en œuvre pour s’assumer en ayant en tête de garder toujours un équilibre. Équilibre entre soi et ce auquel on aspire.

Pour résumer :

    • S’assumer

      Se dire qu’il y a toujours pire que soi peut aider. Il ne s’agit pas de se réjouir du malheur des autres mais plutôt d’arrêter de se plaindre car on est pas la seule personne à souffrir d’une situation.

    • Quand le défaut est grave et qu’il empêche de vivre.

      Il convient de trouver une solution équilibrée afin de préserver ou de retrouver notre équilibre. Il faut éviter de perdre l’image de soi.

Comment j’ai vaincu mes boutons :

Tout est dans la mesure et dans la simplicité.

    • Pas trop de produits de beauté pour mon visage. Le minimum suffit. En ce moment pour le nettoyer j’utilise la gamme Cattier. Bon marché et efficace pour mes imperfections. Il s’agit : du gel nettoyant purifiant et du masque à l’agile, au tea tree et menthe.

    • Changer régulièrement de produit afin d’éviter que la peau s’habitue.

    • Ayant la peau grasse, j’utilise un sérum ou une émulsion le soir. En été je laisse ma peau respirer et j’évite en journée de la surcharger de produits et de maquillage. D’ailleurs il est même préférable de ne rien mettre en journée en été et de juste nettoyer bien sa peau avec une bonne lotion ou un lait démaquillant.

    • S’il y a des imperfections, pour ceux et celles qui ont des moyens on peut recourir au peeling chez un dermatologue ou un médecin esthétique.

      Ce dernier diffère selon que la peau est blanche ou noire. Pour les peaux blanches, le recours au peeling chimique est possible. Il est plus rapide, mais aussi plus douloureux. On peut également faire un peeling doux, plus adapté aux peaux noires mais plus long et donc plus coûteux (après ça dépend du médecin et des prix pratiqués).

      Une fois que l’on a résolu le problème des imperfections, il n’est plus nécessaire d’en faire des tonnes au niveau de la routine quotidienne. Faire simple et avec un minimum de produits. Faire également attention aux produits utilisés pour le maquillage de la peau car ça peut être l’un des facteurs des imperfections. En voulant cacher l’imperfection, on aggrave celle-ci parfois.

    • Pour ceux qui ont de l’acné, avant tout peeling, et afin que le résultat soit permanent, il est conseillé de passer par la case du dermatologue, pour le traitement médicamenteux.

Pour ceux que ça intéresse :

    • Guy Debord, « La société du spectacle » ;

    • Platon, L’allégorie de la Caverne : textes commentés.

    • Cattier Paris, Cosmétique et nature , Masque et gel purifiant menthe et tea tree, pour peaux grasses à imperfections que l’on trouve dans toutes les pharmacies et parapharmacies. Mais Cattier c’est aussi une gamme de produits pour tous les âges.

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« Avoir des amis c’est avoir du pouvoir » écrivait Hobbes

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Source image : site Flickr.com- mathias_poujol_rost

« Avoir des amis c’est avoir du pouvoir » écrivait Hobbes

Avez-vous du pouvoir ?


Le pouvoir est à la fois la possibilité d’entreprendre et la puissance d’agir. Avons-nous la possibilité d’entreprendre et la puissance d’agir au quotidien ?


Le pouvoir se situe donc entre l’aptitude et la sujétion. Ce mot fait partie du vocabulaire quotidien avec une pléthore d’utilisation (le pouvoir de l’amour, de l’argent, d’internet, le pouvoir politique, les pouvoirs publics…) qui sert tant à dénoncer qu’à souligner une absence pouvoir. Une absence de possibilité d’entreprendre, de puissance d’agir.


La création d’une entreprise peut par exemple se heurter à un manque de moyens. Au-delà du manque de moyens, il y a également une limite fonction des capacités d’agir de chacun.

Certains voudraient pouvoir mettre un terme aux guerres dans le monde, à la famine, ou tout simplement à l’échelle nationale avoir la puissance d’agir contre l’injustice. Cette puissance d’agir semble limitée à certains tandis que d’autres doivent non seulement lutter contre l’impossibilité d’entreprendre mais également  l’impuissance à agir.


Ainsi, avoir des amis peut-il aider et faire de nous des Hommes avec du pouvoir ?


L’amitié est la sociabilité naturelle. Au sens large, c’est l’ensemble des liens sociaux fondés sur la nécessité de vivre ensemble. L’amitié est donc naturelle. De fait l’homme ne peut se suffire à lui-même.


Toutefois, est-ce pour autant qu’avoir des ami(e)s c’est avoir du pouvoir ?


Si l’on prend le cas de certains réseaux sociaux d’internet. On peut avoir 100, 300, voire plus d’un million d’ami(e)s mais sans jamais rencontrer ceux-ci. C’est une relation qui demeure parfois fictive et par conséquent qui n’a pas d’impact sur notre vie de tous les jours. Cette relation ne confère donc pas de pouvoir à ce niveau.


En matière politique, de réseaux professionnels par exemple, l’amitié peut prendre tout son sens et aider à évoluer au sein d’un parti, d’un gouvernement ou tout simplement à trouver du travail. Dans ce cas avoir des amis c’est avoir du pouvoir. Avoir la possibilité d’entreprendre, la puissance d’agir.

Cela donne tout son sens à l’œuvre du Sociologue Bourdieu notamment : « Les Héritiers ». La nécessité d’avoir un patrimoine (biens, connaissances…) se pose avec acuité dans la vie de tous les jours.


Dans le cadre plus restreint de notre cercle d’ami(e)s, que l’on côtoie au quotidien, peut-on parler de pouvoir ?


La réponse se situe dans la typologie des amitiés. Par quoi les hommes s’attachent-ils les uns aux autres ? Par intérêt, par plaisir et « gratuitement ».


Si l’on s’attache gratuitement aux autres c’est bien évidemment que l’on ne veut pas tirer profit d’eux et qu’il n’est aucunement question de prime abord d’avoir du pouvoir. Il ne s’agit pas à travers eux d’avoir la possibilité d’entreprendre et la puissance d’agir. Il s’agit tout simplement du plaisir d’être avec eux.

Mais le monde est de nos jours basé sur un ensemble d’intérêts qui mettent à mal les amitiés sincères. Ces dernières sont la base de tout car en ayant des rapports désintéressés on finit toujours par avoir du pouvoir. Rendre service sans rien demander sera toujours récompensé d’une manière ou d’une autre. Certes pas dans tous les cas (ce sont les aléas de vie) mais il faut bien vivre et ce d’autant plus que c’est ce genre de rapport qui sert à l’épanouissement et qui donne un sens à la vie.


L’amitié étant fondée sur le partage, les ami(e)s se ressemblent et s’assemblent en toute égalité. Cela exclut l’amitié entre époux, parents et enfants en principe.


Au delà de tout cela, le véritable pouvoir ne repose t-il pas tout d’abord sur la confiance en soi,  sur le fait d’être bien avec soi ?

Ce n’est qu’à partir de ce moment là qu’avoir des amis peut être une source de pouvoir. On est à la base de tout. Cette possibilité d’agir, puissance d’agir dépend de la force qu’il y a à l’intérieur de chacun. Il est possible d’avoir beaucoup d’ami(e)s mais de demeurer sans pouvoir effectif.

Avant d’aller chercher le pouvoir chez les autres il faut réveiller celui qui sommeille. C’est lui qui donne tout son sens à la phrase de Hobbes.

Le pouvoir est donc un engagement dans la vie de tous les jours. S’il n’y a point d’engagement, il n’ y a point de pouvoir.

Combien ont réussi à bâtir des empires à partir de rien ? Combien ont réalisé leur rêve et ce même si tout était contre eux au départ (handicap par exemple).

Ce n’est pas le manque d’argent qui doit arrêter l’action, il y a toujours un moyen de s’en sortir (des aides par exemple de l’État). C’est en cela que la solidarité participe pleinement à activer le pouvoir de chacun. Certes trop de solidarité tue la solidarité. Comme on le dit il faut apprendre aux autres à nager mais pas leur donner du poisson. Ce n’est que dans ce cas là que le pouvoir de tout un chacun peut s’activer.


Être bien au quotidien c’est s’engager tous les jours. S’engager pour soi, pour les autres …Le bien-être se construit et s’acquiert par l’engagement. Il ne tombe pas du ciel.

Le pouvoir repose donc :

  • premièrement sur nous ;
  • et deuxièmement sur la qualité de nos relations amicales.

Alors avez-vous du pouvoir ?

 

Les définitions utilisées dans cet article sont tirées de :

 

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L’impact des réseaux sociaux sur nos vies

reseaux-sociauxreseaux-sociaux-2Nouvelle dans la blogosphère, je me pose la question comme tout le monde de l’impact des réseaux sociaux.

Après avoir hésité par rapport à la création de mon blog, je découvre ce monde.

Réservée de nature j’étais à mille lieues de m’imaginer que ce monde allait me plaire je dirai même presque me rendre addict dès les premiers jours…Tant il y a de tout et on est loin de s’ennuyer.

On découvre en même temps les potentialités du net même si cela n’est pas facile au début et ce parlant du côté technique des choses (certaines personnes me comprennent n’est-ce pas!?).

Pour moi internet se limitait au streaming, à l’actualité et bien sûr à ma boite mail…

Avec le monde de la blogosphère et plus largement des réseaux sociaux c’est la possibilité de voyager à travers le monde, d’être en contact avec de nouvelles cultures, d’ouvrir de nouveaux horizons. Bien sûr c’est un monde virtuel, c’est un voyage dans la virtualité et l’on ne saurait dire s’il est possible de se faire de nouveaux ami(e)s… Des ami(e)s virtuel(le)s avec tous les dangers que cela comporte ( confère les événements qui ont défrayé la chronique quant aux réseaux sociaux).

Les réseaux sociaux sont marqués par le désir de lien social, de partage, de partager son histoire personnelle et naturellement de la question des contours entre vie privée et vie publique.

Le temps des réseaux n’est pas une nouveauté. C’est tout simplement l’histoire de l’humanité. Le philosophe Hobbes écrivait déjà :

“avoir des amis, c’est avoir du pouvoir”.

Le réseau social peut être un facteur de pouvoir. Toutefois la question se pose de savoir si cela est vrai quant aux réseaux sociaux sur internet. Dans le cas de ces derniers c’est à  l’échelle planétaire que cela se joue. Cependant, peut-on parler de pouvoir? Tant les rapports sont virtuels et parfois même éphémères.

Sachant que le rapport social est inévitable, nous avons donc chacun du pouvoir. Cela dépend de la situation de chacun.

Cependant, il est important d’évoquer la question du “capital social”. Face à l’accélérateur des relations sociales qu’est internet, il se pose la question de l’impact de celui-ci sur le “capital social”.

Tout dépend de l’utilisation faite par chacun. Les sites comme Viadeo, Linkedin notamment peuvent dans une certaine mesure produire du capital social et ainsi donner du pouvoir dans la vie par un réseau d’ami(e)s. Mais la situation semble complexe pour Facebook, Twitter, ou bien encore Meetic…

Les rapports sociaux  inclus les réseaux sociaux sur internet sont dans tous les cas marqués par les inégalités sociales (confère la notion de Fracture numérique). Internet ne fait que les entériner voire les favoriser.

C’est  à chacun de se faire une idée, de poser des limites à ce qu’il veut faire, à ce qu’il veut faire découvrir de lui ou pas. C’est le libre arbitre en principe qui détermine les êtres humains.

C’est également une école de la vie car c’est un monde certes virtuel, mais celui-ci fait l’objet de normes ( réglementation et régulation).

Il a ses propres règles :

  • qui peuvent être officielles et découler entre autres des autorités avec toutes les difficultés que cela comporte quant à leur mise en place (la CNIL en France par rapport à la protection des données personnelles);
  •  inhérentes  à internet, ceux qui pensent que la liberté est la règle sur internet avec pour  justification que c’est un monde coupé de la réalité. C’est un autre monde!

Internet étant une technique (moyen ou fin) mais aussi une idéologie (confère Anonymous), peut-on se permettre tout sur internet?

Pensez-vous que nous sommes tous connectés?

 

A lire : Très bel article de Hubert Guillaud paru sur le site du monde.fr intitulé : “Cameras, films familiaux…une promesse qui ne se réalise jamais”

Article qui vient compléter et détailler cet article mais plus largement qui traite de la question du bouleversement des pratiques culturelles face à la technologie et notamment du cycle des usages sociaux de l’image à travers les technologies, de l’impact des réseaux sociaux.

S’agissant de ces derniers, citant André Gunthert, maître de conférences en histoire visuelle à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et titulaire de la chaire d’histoire visuelle :

“…On a perdu en compréhension du social, en institutions. Les réseaux sociaux sont un palliatif non institutionnel aux structures du social. »

Il met en exergue le lien entre technologie et social.

André Gunthert : L’image partagée

Hubert Guillaud que l’on peut suivre sur internetactu.net en tant qu’auteur.

 

 

 

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L’élection présidentielle américaine, la gouvernance mondiale et populisme

La récente élection présidentielle américaine peut se traduire comme une remise en cause de la gouvernance mondiale.

En effet, la gouvernance mondiale consiste à mettre les gens au centre des affaires mondiales. Le mot gouvernance vient de l’anglais governance utilisé dans la théorie de la firme, qui correspond au pilotage stratégique de diverses entités économiques.

La gouvernance repose sur un système démocratique de gestion qui repose sur trois principes essentiels :

  • la décision repose sur un véritable contrat social;
  • elle suppose en droit une égalité des acteurs (il peut y avoir un décalage dans les faits);
  • une véritable participation de chacun des cocontractants.

La stratégie de la gouvernance mondiale est de contourner les États souverains dans le but d’obtenir une “bonne gouvernance” afin de pallier  au constat d’incurie de certains États.

Cette bonne gouvernance et par voie de conséquence l’idée de démocratie sur laquelle repose la gouvernance mondiale est remise en cause par les tentatives hégémoniques dans le monde communément identifiées  à la politique des États-unies d’Amérique (militaire, économique et culturel). Les manifestations de ces tentatives (ONU, FMI, OMG…), bien qu’opérantes durant toute la période de la guerre froide font l’objet d’un scepticisme de la part de certains États participant et d’une grande partie de l’opinion publique internationale.

Cela ne concerne pas seulement les États-unis. Cette situation se traduit notamment au niveau régional au travers de la gouvernance de l’Union Européenne avec tout récemment le Brexit.

L’aspect problématique de la gouvernance mondiale c’est la distance entre le centre de décision et la périphérie où s’effectue les demandes de biens publics.

Une amélioration des rapports peut toutefois être soulignée dans le cadre des systèmes fédératifs, de la mise en place du principe de subsidiarité pour ce qui est de l’Union Européenne qui n’est  toutefois pas exempte de critiques.

Il a été souligné que la dernière élection présidentielle américaine  était la manifestation du populisme. En effet, celui-ci donne l’impression au Peuple de se rattacher au centre de décision, de faire partie de celui-ci et par là-même faire un pied de nez à la gouvernance mondiale.

Si l’on désigne par le populisme la doctrine selon laquelle seul le Peuple va d’instinct vers le vrai quand il n’écoute que lui-même, la souveraineté lui revient, alors qu’elle est détournée, voire confisquée par les élites.

L’élection présidentielle américaine ainsi que le Brexit sont donc une tentative du peuple de se réapproprier la gouvernance de leur pays et mondiale. Cela souligne tant l’échec de la gouvernance mondiale mais aussi une chance de son renouveau.

En décidant du vainqueur, le Peuple adhère à un programme politique qui aura un impact sur le monde.  Comme un cercle vertueux c’est aussi le moyen pour le Peuple de dire stop, de s’insurger contre une certaine gouvernance mondiale et redonner tout son sens à la gouvernance mondiale.

Pour illustration :  article du monde.fr.

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