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L’art de soi et l’art de l’autre

Le bien-être c'est aussi cela : l'art une façon de se découvrir et de découvrir les autres en tant qu'individus, collectivité, communauté humaine. C'est l'ouverture sur le monde et les autres. C'est l'ouverture sur soi-même... L'art postule la fin du repli sur soi, mais également la peur de l'instrumentalisation à des fins propres, intérêts particuliers, identitaires...Comme l'est le paradoxe qui entoure l'être humain! L'art peut être aussi regardé comme l'art de soi (savoir qui ont est et où l'on va...Bref se maîtriser et faire de sa vie un art) mais aussi comme l'art de l'autre : connaître son prochain peut-être pas comme soi-même, mais connaître les failles humaines pour en faire une force qui servira pour la maîtrise de soi, l'art de soi. Il s'agit également de connaître les "côtés positifs" de l'autre, de son environnement pour en faire un monde de bonheur partagé en utilisant les ressources de l'être humain. Comme toute ressource celle-ci a cette limite que l'on apprend à "maîtriser", à connaître avec le temps... Le temps est donc un facteur essentiel dans l'art de soi et de l'autre...C'est comme le cycle de l'être humain : on naît, on grandit et on meure...Nos connaissances sur nous et sur les autres peuvent donc trouver des limites et s'éteindre avec le temps. La vie est un travail perpétuel. Le bonheur, le bien-être ne trouvera personne sur son lit. C'est une quête de chaque jour, un renouvellement...Alors quelque soit la situation, la patience a également une vertu. L'art de soi c'est le retour à ce qu'il y a de primitif en nous afin de trouver un sens à sa vie, d'en modifier les contours, de pouvoir évoluer, de pouvoir affronter l'autre en connaissant ses faiblesses et ses forces, de pouvoir cerner les contours de l'autre. L'art c'est s'exprimer... L'art c'est se laisser vivre en respectant les autres pour le bien-être commun!

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Emploi : les maux de l’emploi et les mots pour dire l’emploi

 

Les mots pour dire l'emploi
Source image : laviesimplement.fr-Lvsimplement

 

Pluriels sont les maux de l’emploi et les mots pour le dire sont multiples face à des réalités parfois diverses.

L’ emploi en tant que travail rémunéré fait partie intégrante de nos vies et en détermine même les contours pour une majorité d’entre-nous.

 

 Travail : de la contrainte au travail valeur centrale

 

L’Histoire est marquée par le rejet traditionnel du travail comme en démontre l’étymologie. Étymologiquement, c’est une vision négative du travail. Le mot travail vient du latin tripallium qui désigne un instrument de torture à trois dents. L’assimilation à la douleur est également faite avec labor qui signifie le labeur, la fatigue.

Si jusqu’à la période moderne, on distinguait au sein de la société les personnes contraintes au travail de celles qui pouvaient s’en dispenser, la période moderne en a fait une valeur centrale. Le travail occupe une place centrale.

Dans le discours des lumières, le travail est un moyen d’accès au bonheur humain. Le libéralisme va venir renforcer la place centrale du travail.

Cependant, aujourd’hui peut-on dire que l’emploi, travail rémunéré est une source de bonheur ou un instrument de torture?

Pin's avec inscriptions Work sucks

Source image : site Flickr.com- Michelhrv

Du bonheur humain à la peur pour l’emploi

 

Le mot emploi, qui traduit une certaine vision de la société souffre de nombreux maux.

Le bonheur dans le travail, au travail, par le travail est une chose désormais relative. Le travail, une contrainte reste une réalité et la peur est le mot qui rime désormais avec emploi.

Peur face à un accès au travail de plus en plus difficile.  Peur de ne pas pouvoir accéder à un emploi malgré la mise en place de règles. Règles qui ont perdu de leur sens et font perdre au travail son sens, du sens.

Un accès rendu difficile car l’accès à l’emploi résiste au mérite. Le capital humain accumulé n’est pas ou plus une garantie suffisante d’accès au marche du travail. Les compétences cèdent leurs places devant les relations, le réseau.

Il faut être diplômé mais aussi avoir de l’expérience et de bonnes relations. L’ ancienneté au travail, dans le travail, doit préexister fermant ainsi, dans la plupart des cas la porte à la capacité, la volonté et l’envie d’y arriver. Une maladie de l’emploi notamment l’emploi jeune dont les emplois d’avenir et les emplois aidés n’arrivent pas à en guérir les symptômes encore moins à soigner le mal en profondeur.

Justice, égalité, égalité de chance imprègnent l’univers de l’emploi, deviennent des mots pour l’emploi, de l’emploi pour les maux du travail.

Un accès rendu difficile par ce que l’on appelle le chômage. Économiquement, l’emploi c’est le rapport entre le nombre de personnes actives dans une profession, un pays et la population totale de cette profession, de ce pays. Cela se traduit souvent par les chiffres du chômage.

Chômage, phénomène de masse à partir des années 1970 (1974). Le premier choc pétrolier a éteint le rêve du plein emploi à temps plein pour tous. C’est à une remise en cause au plan collectif du travail auquel on assiste. 

Chômage, ce  mot est la conséquence d’autres maux de l’emploi:  les inégalités qui règne dans les situations de chômage. Les jeunes, les femmes, les seniors étant les plus touchés.

L’accès à l’emploi c’est aussi la précarisation de segments importants de la population active avec un nombre important de travailleurs pauvres. Pauvreté du travail et travail pauvre sont le quotidien de millions de personnes qui voyagent entre contrats à durée déterminée, intérim, contrats saisonniers…

Un accès à l’emploi rendu plus difficile quand la flexibilité est devenue le mot d’ordre dans l’emploi et à l’emploi et fait des réseaux une source de différenciation.

Un accès à l’emploi qui peut rimer avec stigmatisation, celle des demandeurs d’emploi soumis à un accompagnement personnalisé.

Un accès à l’emploi limité “en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques…”. Le Handicap est un mot souvent employé, mais jamais pleinement utilisé pour mettre fin à un des maux de l’emploi : l’accessibilité à l’emploi des personnes en situation de handicap, et ce malgré la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Une loi incapable de guérir les maux qui touchent l’accessibilité des personnes en situation de handicap.

 

Pancarte avec inscriptions Intérimaires sans papiers en grève
Source image : site Flickr.com – Petit_louis

 Un bonheur cédant la place à la peur au travail et du travail

 

Peur de cette responsabilisation de plus en plus accrue de l’employé dont le mot est : l’individualisation. Gestion individuelle, voire personnelle  des salariés axée sur l’évaluation des compétences intégrant connaissances, diplômes, mais aussi savoir-être lié à des aptitudes comportementales et des capacités d’adaptation.

Il en ressort un des maux de l’emploi, celui du “travail sans fin”. La durée, le lieu de travail n’ont plus de frontières pour certaines personnes. Il n’y a plus de lieu de travail emblématique. Les nouvelles formes de travail rendent le travail diffus. “La fatigue d’être soi” dont parle Alain Ehrenberg n’est jamais loin face à ce qu’il qualifie de  “Culte de la performance” qui envahit la société. Les mots stress, dépression, suicide, burn-out entre autres, traduisent désormais mieux les maux du travail.

L’emploi est devenu moderne, mais cet emploi moderne est devenu une source d’inquiétude et de mal-être. Mal-être par cette demande d’être au maximum de ses capacités, de ses possibilités en permanence. Ce tout pour l’emploi, dans l’emploi et par l’emploi, mène non seulement à tous dopés pour l’emploi mais aussi à une “précarisation subjective” et ce même dans les emplois stables.

La peur domine face à la quête de solutions, de difficultés qui caractérisent le travail. La peur de ne pas être à la hauteur, peur de ses entretiens individuels devenant de véritables épreuves. On assiste ainsi à une remise en cause au plan individuel du travail. Le travail n’est plus une source de libération, de réalisation de soi. Il y a un arbitrage entre le travail et les loisirs. La réalisation de soi passe par d’autres activités telles que le sport, le bénévolat.

Dessin avec inscriptions emploi et travail en lettres séparées
Source image : laviesimplement.fr – Lvsimplement

 

Un travail en quête de sens pour une révolution à venir

 

Le sens du travail semble se perdre face à tous ces maux et face à la peur de “La fin du travail”. Fin du travail conséquence pour certains, du progrès technique qui réduit la demande de main d’œuvre, surtout celle peu qualifiée.

Mais, cette marche en avant peut-elle s’arrêter, et faire marche arrière au nom de l’emploi, du travail?

Le travail est ainsi “une valeur en voie de disparition” et “une révolution à venir” selon Dominique Méda. On imagine le travail de demain, au travers du partage du temps de travail. On image un monde sans travail avec un revenu universel.

En effet, en ce qui concerne le travail, il doit y avoir une révolution, mais quelle révolution? Une révolution générale ou individuelle?  

Avec la fin du travail c’est aussi une remise en cause des solidarités au sein de la société.

Durkheim dans “De La division du travail social”, distinguait travail mécanique, propre à la société de la tradition basé sur la similitude, la ressemblance, et symbolisé par la communauté, du travail organique, forme moderne de solidarité qui unit des personnes différentes mais complémentaires. Dans le travail moderne, la complémentarité, la spécialisation est source de lien social.

Au delà de la remise en cause du travail comme valeur centrale, l’emploi c’est avant tout des réalités diverses où certains ont une impression de bonheur, de joie, libération, de réalisation de soi,  alors que d’autres ont un sentiment d’exclusion, d’un monde fort, fort lointain. Il s’agit à la fois de travailler pour vivre et de vivre pour travailler. Un monde dans lequel le travail loisir, plaisir est une inconnue mais pas pour tout le monde. 

Quelques références pour ceux que ça intéresse :

La Fatigue d’être soi. Dépression et société d’Alain Ehrenberg

Le Culte de la performance  d’Alain Ehrenberg

La fin du travail de  Jérémy Rifkin

Le travail : Une valeur en voie de disparition ?   de Dominique Méda

Travail : Une révolution à venir de Dominique Méda

De la division du travail social de Durkheim

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En bref dans l’actualité de la semaine

 

Ma sélection de l'actualité de la semaine : de la représentation aux actes

I) De la représentation

Dans l'actualité de la semaine il y avait de la représentation.

1)Le gouvernement au cœur de la pauvreté : 

Le 23 décembre 2016, Marc Preel(@marcpreel) journaliste au service politique de l'AFP twittait une photo du premier ministre en visite au centre Emmaüs à la veille de Noël.

Mais l'efficacité des politiques publiques en la matière demeure relative :Selon la Fondation Abbé-Pierre et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abris : 

- Le mal logement : La France est 10e de l'Union Européenne (deux places de mieux qu'en 2015) ;

- La France est moyenne en matière de sur-occupation, de précarité énergétique et de privation sévère de logement et affiche un taux élevé de ménages en impayés. Le haut du classement étant occupé par les pays nordiques (politiques d’État providence anciennes, normes juridiques et culturelles de qualité).Un taux élevé de chômage : Chiffres Eurostat : Ce taux était en avril 2015  en France de 10,7%, en Allemagne 4,7% , et de 5,4% en février 2015 au Royaume-Uni ;

 INSEE : 3ème trimestre 2016 : taux de chômage de 9,7%. Augmentation de 0,1 point au 2ème et 3ème trimestre. Il est passé de 9,6% à 9,7% soit 2,8 millions de personnes en France Métropolitaine.

2) Droits de l'homme et violence : 

a) 23 décembre 2016 émission de France Culture Les Enjeux internationaux, sujet : Yémen : comment évaluer l'étendue et les conséquences de la guerre civile ?

Émission qui souligne l'isolement médiatique dont fait l'objet ce conflit or, ce dernier est hautement meurtrier. Elle essaye également de donner les clés de compréhension du conflit en mettant en exergue les chiffres (morts, déplacés).

A réécouter: https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/yemen-comment-evaluer-letendue-et-les-consequences-de-la-guerre

Un conflit telle qu'une guerre (civile ou pas) est difficile à évaluer tant il existe le visible (les morts, les déplacés, villes détruites...) mais également l'invisible. Au-delà de la souffrance physique, il existe celle morale qui est quasiment impossible à guérir : Seul celui qui souffre sait ! On peut juste atténuer la douleur morale dans certains cas.

b) La violence étatique dans la rubrique politique réservée à l'Afrique du site Le monde.fr du 20 décembre 2016, Compte rendu : A Kinshasa au Congo, le régime réprime la contestation réclamant le départ du président Kabila.

A lire :http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/20/a-kinshasa-le-regime-reprime-les-mouvements-de-contestation-reclamant-le-depart-du-president-kabila_5052072_3212.html?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#link_time=1482251507

Cela questionne la notion de pouvoir. Le pouvoir est à la fois la possibilité d'entreprendre et la puissance pour agir. Le pouvoir donne à celui qui l'a entre les mains la possibilité de faire et défaire non seulement le monde mais aussi les hommes. La possibilité et la puissance pour le bien ou le mal. Mais, le pouvoir entre les mains des hommes se transforme le plus souvent en une drogue dont le sevrage est un long parcours difficile. La possibilité d'être 'clean' est quasiment impossible. 

 c) La pauvreté à l'antenne : BFM TV 22 décembre 2016 : Intoxication à l'huile de bain en Russie : le bilan grimpe à 71 morts.

A lire : http://www.bfmtv.com/international/intoxication-a-l-huile-de-bain-en-russie-le-bilan-grimpe-a-71-morts-1073443.html

Le pauvre a la santé et la mort de ses moyens. Mais la pauvreté n'excuse pas des comportements indignes. Il est vrai que l'addiction découle de la volonté d'oublier le quotidien pour certains. Cependant avec celle-ci, le quotidien devient plutôt un enfer. La pauvreté est supportable dans la dignité ! 

 d) L'Histoire se répète-t-elle ? 21 décembre 2016 sur le compte twitter de l'OBS : A l'affiche de l'OBS numéro double intitulé 1917. Tweet : Poutine, Trump et montée des nationalismes...2016, une nouvelle année 1917 ?

Laviesimplement(@Lvsimplement) dans son retweet : « L'histoire se répète toujours... Les leçons du passé se perdent dans nos souvenirs et se troublent dans nos témoignages! ». 

II)  Des actes

Dans l'actualité de la semaine il y avait aussi des actes.
1) Violence et désespoir. 

L'express.fr rubrique Monde, Afghanistan : le désespoir des familles des esclaves sexuels.

Cet article met en relief un esclavage sexuel institutionnalisé. Enlèvement d'adolescents par des policiers afin d'en faire des objets sexuels.

A lire : http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/afghanistan-le-desespoir-des-familles-des-esclaves-sexuels_1861795.html

La violence institutionnalisé ! L'institution (autorité) est le dernier rempart qui est censé nous protéger et au sein duquel on est censé trouver protection. Lorsque c'est cette dernière qui est à l'origine du mal qui ronge la société, alors il n' y a plus de limite à la violence humaine. La société devient une jungle et les hommes n'existent plus.

2) Une politique volontariste 

a) Loi 'Égalité et citoyenneté' adoptée définitivement le 22 décembre 2016

Pour que « La République soit partout et pour tous ».

Cette loi met en place :

- Pour les jeunes : un supplément de service civique, un accès à la CMU-C dès leur prise d'indépendance, la majorité associative à 16 ans.

- S'agissant du logement social, considéré comme le pivot de la mixité, un programme d'attribution. Ainsi, un quart des attributions de logement en dehors des quartiers en politique de la ville devra bénéficier au 25% des ménages les plus pauvres.

 Le but: réduire les inégalités et la ségrégation. 
Antérieurement, il y avait déjà en matière de logement différentes lois à l'efficacité relative et notamment : La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains dite loi SRU de 2000, la Loi de mobilisation du foncier public de 2013 et la Loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové de 2014 dite Loi ALUR.

A lire : http://www.gouvernement.fr/action/la-loi-egalite-et-citoyennete


b) La France bienveillante : dans l'émission Hashtag de France Culture, place à l'hébergement citoyen.

Dans le cadre du projet « hébergement citoyen ».

Principe : l'initiative revient à l’État : sélectionne les réfugiés 

Accueil : onze associations organiseront l'accueil de 1361 réfugiés chez des particuliers sur une période de 2 ans. 

 Soutien financier de l’État : soutien à hauteur de 1500 euros par réfugié par an.

Question posée : L’État doit tout faire ?

Pour les participants la réponse semble être non. 

Le but : faire un peu bouger les lignes et donner des conditions d'accueil dignes.

A écouter et à lire :https://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/suit-lactualite-des-refugies-mais-quand-les-la-maison-cest-tout-autre-chose

Dossier presse : https://www.logement.gouv.fr/IMG/pdf/2016_11_30_aap_hebergement_citoyen_dp.pdf



Source image : site Flickr.com -Mark Deckers




 

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En bref dans l’actualité du 16 décembre 2016

Ensemble de journaux représentants l'actualité
Source image : site Flickr.com -Images improbables

1) La science : amour ou haine ?

  •  Émission La méthode scientifique 16 décembre 2016, le sujet traité : La Science : un art de la guerre.

Les questions posées : les guerres font-elles progresser les sciences ou bien les sciences transforment-elles les guerres ? Pourquoi y-a-t-il ce lien indissociable entre sciences et guerres ? La 1ère et la 2nde guerre mondiale ont-elles été les 1ères guerres scientifiques ? Quel futur pour la guerre ?

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-science-un-art-de-la-guerre

Ma brève analyse :

La science procède par retranchement. Étymologiquement, la science exprime l’idée de couper. Elle « soumet les propositions au crible de ses analyses et au tamis de ses méthodes ». Avec la science se pose la question de l’éthique que l’on peut définir comme la science de la morale. La science est à l’origine de l’arme nucléaire qui a été la cause d’un désastre humanitaire pendant la 2nde Guerre mondiale au Japon.

Les guerres ont fait progresser la science car l’envie de victoire a conduit a de nouvelles découvertes. Mais les sciences transforment les guerres, en guerres totales. Rien est épargné même pas l’espèce humaine.

Toutefois, il ne peut désormais y avoir de guerre sans Science. La science peut éviter ou minimiser les horreurs (les soi disant attaques ciblées par exemple). Elle peut également conduire à la victoire. La science entendue comme technique est la base de la victoire.

Le futur de la guerre est lié au renouvellement de la question éthique et des instances internationales. Au-delà d’une réflexion sur les fins et les moyens de la Science, il est nécessaire d’accorder une priorité inconditionnelle à l’éthique.

Einstein qualifiait la guerre de « méprisable et vile»

  • Autorisation par le Royaume-Uni, jeudi 15 décembre 2016 de Bébés à trois ADN

    Le Comité éthique Britannique, dans une décision historique a autorisé les bébés conçus à partir de trois ADN provenant de trois parents différents en l’occurrence deux femmes et un homme.

    Le But : éviter la transmission d’une maladie héréditaire de la mère.

    Pour les opposants, la technique n’est pas encore suffisamment mûre et va trop loin en matière de modification génétique. Pour ces derniers, c’est ouvrir la boîte de Pandore vers la sélection génétique.

    Au-delà des questions éthiques que cela soulève et de la question des fins et des moyens de la Science, assistons-nous à la fin des symboles ?

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/09/28/premiere-naissance-d-un-bebe-a-trois-parents_5004492_1650684.html

  • La fermeture annoncée de la Centrale nucléaire de Fessenheim

Les habitants se préparent à l’ « inacceptable » suite à la fermeture annoncée de la centrale.

Alors : Science amour ou haine ?

http://www.lemonde.fr/francaises-francais/article/2016/12/16/fessenheim-se-prepare-a-l-inacceptable_5049944_4999913.html?xtmc=fessenheim&xtcr=2

2 ) Droits de l’homme

  • Tunisie : Le mariage d’une fille de 13 ans violée et enceinte.

    Le tribunal de Kef a jugé que la fille « était apte au mariage » avec un proche responsable des faits. Ce dernier échappe à la Prison.

    Le chemin semble encore long pour l’effectivité des droits de la femme et sa place au sein de la société. Bien que le problème se pose avec plus d’acuité dans certains pays que d’autres, il n’en demeure pas moins que la question des droits de la femme se pose dans l’ensemble des sociétés contemporaines.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/16/le-mariage-d-une-fillette-jette-une-lumiere-crue-sur-les-violations-des-droits-des-femmes-en-tunisie_5049985_3212.html?xtmc=tunisie&xtcr=2

  • L’ONU et La Crise syrienne

    Aujourd’hui, 16 décembre 2016 on peut lire dans les titres phares de l’actualité : Mobilisation humanitaire pour Alep.

    Au-delà des titres c’est l’impuissance des nations devant cette catastrophe. C’est l’impuissance de l’ONU (Organisation des Nations Unies) qui est décriée et en appelle à un renouvellement de celle-ci ou une évolution des relations internationales. L’impuissance de l’ONU n’est pas un problème récent. Il y a eu par exemple le Rwanda en 1994, la Bosnie-Herzégovine en 95.

    L’ONU représente une vision du monde dépassée et comme la Société des Nations (SDN), peut-être est-il préférable qu’elle cède sa place à cause de son inefficacité face aux questions éthiques, morales.

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/alep-pourquoi-l-onu-n-a-servi-a-rien_1859598.html

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Internet et les droits fondamentaux

 

Internet est un média dans le sens où il permet la distribution, la diffusion et la communication de données. Ce dernier fait partie d’un ensemble plus large que sont les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

Internet étant une technique mais également une idéologie, il traduit l’utopie d’un accès pour tous à tout. Celui-ci fut créé à l’initiative du département de la défense américain en 1966. On comptait 4 ordinateurs connectés en 1969. Sa naissance officielle date de 1983. En 2008, 67% de la population mondiale disposait d’un accès internet et selon le rapport de l’agence spécialisée de l’ONU sur les Télécommunications (UIT) en octobre 2012 on dénombre 2,3 Milliards d’internautes. Plus d’un tiers de la population mondiale est connecté.

C’est aussi le rêve du lien, de l’ouverture, de la liberté et de l’accessibilité sur fond d’égalité et de coopération.

Toutefois, on assiste à un paradoxe qui découle de l’avancée d’internet, du délitement des liens sociaux et du risque accru qu’Internet fait peser sur les droits fondamentaux.

La question est de savoir comment s’adapter à une accélération qui semble généralisée (la même question se pose pour le monde « réel »).

Le numérique et les droits fondamentaux

les NTIC et en particulier internet  :

    –  ont favorisé non seulement l’émergence de nouveaux droits fondamentaux :

  •       le droit d’accès à internet, relié à la liberté de communication protégée par la Déclaration des droits de l’homme et de citoyen de 1789 (décision du conseil constitutionnel du 10 juin 2009).

    Ces droits sont consubstantiels au droit au respect de la vie privée et à la liberté d’expression.

  •         la protection des données personnelles;
  •   s’agissant de la liberté d’entreprendre, celle-ci implique désormais bien que pas entièrement reconnu, le droit à une existence numérique (droit à un nom de domaine, à un référencement équitable…),

    –   mais également ont influencé les conditions d’exercice des droits fondamentaux notamment à travers :

  • le droit à l’oubli ;
  • et la reconnaissance de nouvelles catégories juridiques telles que les plateformes.

Internet et le droit à l’oubli

La question d’internet et du droit à l’oubli a connu une avancée récente concrétisée par le Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 sur la protection des données.

La loi informatique et libertés de 1978 a consacré un droit à l’effacement des données à caractère personnel. Le débat actuel se concentre sur un droit plus vaste : « le droit à l’oubli numérique». Le droit à l’oubli consiste à faire supprimer d’un moteur de recherche une page concernant des informations que l’on ne souhaite plus voir apparaître dans les pages de résultats.

La mise en œuvre de ce droit peut toutefois aller à l’encontre du droit à l’information du public.

L’article 40 de la loi informatique et libertés qui met en exergue un droit à l’effacement des données qui s’impose à tous comporte deux volets :

  • l’interdiction pour les responsables de traitement de données, de ne conserver celles-ci pendant une durée plus que nécessaire ;

  • la durée de conservation doit être liée aux finalités pour lesquelles les données sont collectées et traitées sauf anonymisation de celles-ci à des fins entre autres statistiques, scientifiques.

A ce titre, il est possible d’adresser une plainte à la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) dont l’intervention est subsidiaire.

Cette réglementation est suffisante dans le cadre restreint de l’informatique qui concerne les bases de données. Cependant, la question du droit à l’effacement des données a été modifiée avec l’apparition d’internet et précisément des moteurs de recherche. Tout le monde est susceptible d’avoir accès à des données par l’intermédiaire de ces derniers. Ce qui peut susciter certaines craintes quant aux réseaux sociaux et leur impact sur la vie (l’employeur, un service, une assurance…).

Le droit à l’oubli est inséparable du droit au respect de la vie privée et pour la CNIL, il s’agit « d’éviter d’attacher aux personnes des étiquettes définitives qui portent atteinte à leur capacité de changement et au sentiment le plus intime de leur liberté » .

En 2010, la France a proposé aux grandes entreprises de l’internet, une charte de bonnes pratiques mais qui n’a pas été signée par google et par Facebook.

A l’étranger, la Californie a voté en 2013, la loi dite « eraser law » pour les moins de 18 ans. Loi qui rentre dans le cadre de la protection des mineurs soumise à conditions.

A l’échelle de l’Union Européenne, c’est la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) qui va permettre une première mise en œuvre de ce droit avec une décision du 13 mai 2014. Décision qui va venir préciser la directive 95/46/CE relative à la protection des données. Les exploitants de moteurs de recherche sont ainsi responsables du traitement des données personnelles au même titre que les éditeurs de sites Web. Il ressort de cette décision que :

  • le droit à la protection des données juridiques s’applique aux moteurs de recherche;

  • les internautes peuvent demander sous certaines conditions, la suppression des liens vers des informations portant atteinte à leur vie privée.

Dès lors, les internautes européens peuvent faire valoir ce droit selon deux modalités :

  • soit par l’intermédiaire du site d’origine;

  • soit par une demande de désindexation du moteur de recherche (Google).

Le règlement général sur la protection des données

Le règlement général sur la protection des données (RGPD 2016/679) du 27 avril 2016 qui entrera en vigueur en 2018 comme tout règlement est applicable directement au sein des États de l’Union Européenne et constitue la loi de l’Union. Ce texte vient  renforcer et compléter la directive 95/46/CE.

C’est le nouveau texte de référence au niveau de l’Union européenne sur la protection des données à caractère personnel. Ce règlement paru au JOUE le 4 mai 2016, renforce et unifie la protection des données et renvoie notamment à :

  • la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne qui consacre expressément la protection des données à caractère personnel en son article 8 paragraphe 1 ;

  • l’article 16 paragraphe 1 du Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne.

Il s’agit de :

    • « contribuer à la réalisation d’un espace de liberté, de sécurité et de justice et d’une union économique, au progrès économique et social, à la consolidation et à la convergence des économies au sein du marché intérieur, ainsi qu’au bien-être des personnes physiques. » ;

    • souligner le fait que « le traitement des données à caractère personnel devrait être conçu pour servir l’humanité ».

Néanmoins, ce droit n’est pas absolu. Il convient de :

  • tenir compte de sa fonction dans la société ;

  • concilier ce dernier avec d’autres droits (application du principe de proportionnalité).

Le règlement rentre dans la réforme de la protection des données et poursuit trois objectifs :

  • renforcer les droits des personnes ;

  • responsabiliser les acteurs traitant des données (responsables de traitement et sous-traitants);

  • crédibiliser la régulation.

Son champ d’application englobe le responsable de traitement ou le sous-traitant :

  • établi sur le territoire de l’Union ;

  • qui met en œuvre des traitements visant fournir des biens et des services aux résidents européens ou les cibler. Ce qui inclut internet.

On assiste non seulement à une extension de la protection actuelle qui concerne les « responsables de traitement » mais aussi au renforcement des droits de la personne tout en facilitant l’exercice de ceux-ci. Il y a donc une obligation de mise à disposition d’une information claire, intelligible et aisément accessible. De plus, la personne doit en principe donner son accord.

Le règlement consacre de ce fait :

  • de nouveaux droits : le droit à la portabilité des données, un droit à la réparation des dommages matériels et ou moraux;

  • la mise en place des conditions particulières pour le traitement des données des enfants ;

  • le principe des actions collectives.

A lire pour plus amples détails :

Le traitement des données à caractère personnel fait l’objet également d’une application dans le cadre du Conseil de l’Europe (Cour Européenne des droits de l’Homme) qui n’a pas été traitée ici.

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L’élection présidentielle américaine, la gouvernance mondiale et populisme

La récente élection présidentielle américaine peut se traduire comme une remise en cause de la gouvernance mondiale.

En effet, la gouvernance mondiale consiste à mettre les gens au centre des affaires mondiales. Le mot gouvernance vient de l’anglais governance utilisé dans la théorie de la firme, qui correspond au pilotage stratégique de diverses entités économiques.

La gouvernance repose sur un système démocratique de gestion qui repose sur trois principes essentiels :

  • la décision repose sur un véritable contrat social;
  • elle suppose en droit une égalité des acteurs (il peut y avoir un décalage dans les faits);
  • une véritable participation de chacun des cocontractants.

La stratégie de la gouvernance mondiale est de contourner les États souverains dans le but d’obtenir une “bonne gouvernance” afin de pallier  au constat d’incurie de certains États.

Cette bonne gouvernance et par voie de conséquence l’idée de démocratie sur laquelle repose la gouvernance mondiale est remise en cause par les tentatives hégémoniques dans le monde communément identifiées  à la politique des États-unies d’Amérique (militaire, économique et culturel). Les manifestations de ces tentatives (ONU, FMI, OMG…), bien qu’opérantes durant toute la période de la guerre froide font l’objet d’un scepticisme de la part de certains États participant et d’une grande partie de l’opinion publique internationale.

Cela ne concerne pas seulement les États-unis. Cette situation se traduit notamment au niveau régional au travers de la gouvernance de l’Union Européenne avec tout récemment le Brexit.

L’aspect problématique de la gouvernance mondiale c’est la distance entre le centre de décision et la périphérie où s’effectue les demandes de biens publics.

Une amélioration des rapports peut toutefois être soulignée dans le cadre des systèmes fédératifs, de la mise en place du principe de subsidiarité pour ce qui est de l’Union Européenne qui n’est  toutefois pas exempte de critiques.

Il a été souligné que la dernière élection présidentielle américaine  était la manifestation du populisme. En effet, celui-ci donne l’impression au Peuple de se rattacher au centre de décision, de faire partie de celui-ci et par là-même faire un pied de nez à la gouvernance mondiale.

Si l’on désigne par le populisme la doctrine selon laquelle seul le Peuple va d’instinct vers le vrai quand il n’écoute que lui-même, la souveraineté lui revient, alors qu’elle est détournée, voire confisquée par les élites.

L’élection présidentielle américaine ainsi que le Brexit sont donc une tentative du peuple de se réapproprier la gouvernance de leur pays et mondiale. Cela souligne tant l’échec de la gouvernance mondiale mais aussi une chance de son renouveau.

En décidant du vainqueur, le Peuple adhère à un programme politique qui aura un impact sur le monde.  Comme un cercle vertueux c’est aussi le moyen pour le Peuple de dire stop, de s’insurger contre une certaine gouvernance mondiale et redonner tout son sens à la gouvernance mondiale.

Pour illustration :  article du monde.fr.

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