Archives de catégorie : Quotidien

En bref dans l’actualité de la semaine

 

Ma sélection de l'actualité de la semaine : de la représentation aux actes

I) De la représentation

Dans l'actualité de la semaine il y avait de la représentation.

1)Le gouvernement au cœur de la pauvreté : 

Le 23 décembre 2016, Marc Preel(@marcpreel) journaliste au service politique de l'AFP twittait une photo du premier ministre en visite au centre Emmaüs à la veille de Noël.

Mais l'efficacité des politiques publiques en la matière demeure relative :Selon la Fondation Abbé-Pierre et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abris : 

- Le mal logement : La France est 10e de l'Union Européenne (deux places de mieux qu'en 2015) ;

- La France est moyenne en matière de sur-occupation, de précarité énergétique et de privation sévère de logement et affiche un taux élevé de ménages en impayés. Le haut du classement étant occupé par les pays nordiques (politiques d’État providence anciennes, normes juridiques et culturelles de qualité).Un taux élevé de chômage : Chiffres Eurostat : Ce taux était en avril 2015  en France de 10,7%, en Allemagne 4,7% , et de 5,4% en février 2015 au Royaume-Uni ;

 INSEE : 3ème trimestre 2016 : taux de chômage de 9,7%. Augmentation de 0,1 point au 2ème et 3ème trimestre. Il est passé de 9,6% à 9,7% soit 2,8 millions de personnes en France Métropolitaine.

2) Droits de l'homme et violence : 

a) 23 décembre 2016 émission de France Culture Les Enjeux internationaux, sujet : Yémen : comment évaluer l'étendue et les conséquences de la guerre civile ?

Émission qui souligne l'isolement médiatique dont fait l'objet ce conflit or, ce dernier est hautement meurtrier. Elle essaye également de donner les clés de compréhension du conflit en mettant en exergue les chiffres (morts, déplacés).

A réécouter: https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/yemen-comment-evaluer-letendue-et-les-consequences-de-la-guerre

Un conflit telle qu'une guerre (civile ou pas) est difficile à évaluer tant il existe le visible (les morts, les déplacés, villes détruites...) mais également l'invisible. Au-delà de la souffrance physique, il existe celle morale qui est quasiment impossible à guérir : Seul celui qui souffre sait ! On peut juste atténuer la douleur morale dans certains cas.

b) La violence étatique dans la rubrique politique réservée à l'Afrique du site Le monde.fr du 20 décembre 2016, Compte rendu : A Kinshasa au Congo, le régime réprime la contestation réclamant le départ du président Kabila.

A lire :http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/20/a-kinshasa-le-regime-reprime-les-mouvements-de-contestation-reclamant-le-depart-du-president-kabila_5052072_3212.html?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#link_time=1482251507

Cela questionne la notion de pouvoir. Le pouvoir est à la fois la possibilité d'entreprendre et la puissance pour agir. Le pouvoir donne à celui qui l'a entre les mains la possibilité de faire et défaire non seulement le monde mais aussi les hommes. La possibilité et la puissance pour le bien ou le mal. Mais, le pouvoir entre les mains des hommes se transforme le plus souvent en une drogue dont le sevrage est un long parcours difficile. La possibilité d'être 'clean' est quasiment impossible. 

 c) La pauvreté à l'antenne : BFM TV 22 décembre 2016 : Intoxication à l'huile de bain en Russie : le bilan grimpe à 71 morts.

A lire : http://www.bfmtv.com/international/intoxication-a-l-huile-de-bain-en-russie-le-bilan-grimpe-a-71-morts-1073443.html

Le pauvre a la santé et la mort de ses moyens. Mais la pauvreté n'excuse pas des comportements indignes. Il est vrai que l'addiction découle de la volonté d'oublier le quotidien pour certains. Cependant avec celle-ci, le quotidien devient plutôt un enfer. La pauvreté est supportable dans la dignité ! 

 d) L'Histoire se répète-t-elle ? 21 décembre 2016 sur le compte twitter de l'OBS : A l'affiche de l'OBS numéro double intitulé 1917. Tweet : Poutine, Trump et montée des nationalismes...2016, une nouvelle année 1917 ?

Laviesimplement(@Lvsimplement) dans son retweet : « L'histoire se répète toujours... Les leçons du passé se perdent dans nos souvenirs et se troublent dans nos témoignages! ». 

II)  Des actes

Dans l'actualité de la semaine il y avait aussi des actes.
1) Violence et désespoir. 

L'express.fr rubrique Monde, Afghanistan : le désespoir des familles des esclaves sexuels.

Cet article met en relief un esclavage sexuel institutionnalisé. Enlèvement d'adolescents par des policiers afin d'en faire des objets sexuels.

A lire : http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/afghanistan-le-desespoir-des-familles-des-esclaves-sexuels_1861795.html

La violence institutionnalisé ! L'institution (autorité) est le dernier rempart qui est censé nous protéger et au sein duquel on est censé trouver protection. Lorsque c'est cette dernière qui est à l'origine du mal qui ronge la société, alors il n' y a plus de limite à la violence humaine. La société devient une jungle et les hommes n'existent plus.

2) Une politique volontariste 

a) Loi 'Égalité et citoyenneté' adoptée définitivement le 22 décembre 2016

Pour que « La République soit partout et pour tous ».

Cette loi met en place :

- Pour les jeunes : un supplément de service civique, un accès à la CMU-C dès leur prise d'indépendance, la majorité associative à 16 ans.

- S'agissant du logement social, considéré comme le pivot de la mixité, un programme d'attribution. Ainsi, un quart des attributions de logement en dehors des quartiers en politique de la ville devra bénéficier au 25% des ménages les plus pauvres.

 Le but: réduire les inégalités et la ségrégation. 
Antérieurement, il y avait déjà en matière de logement différentes lois à l'efficacité relative et notamment : La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains dite loi SRU de 2000, la Loi de mobilisation du foncier public de 2013 et la Loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové de 2014 dite Loi ALUR.

A lire : http://www.gouvernement.fr/action/la-loi-egalite-et-citoyennete


b) La France bienveillante : dans l'émission Hashtag de France Culture, place à l'hébergement citoyen.

Dans le cadre du projet « hébergement citoyen ».

Principe : l'initiative revient à l’État : sélectionne les réfugiés 

Accueil : onze associations organiseront l'accueil de 1361 réfugiés chez des particuliers sur une période de 2 ans. 

 Soutien financier de l’État : soutien à hauteur de 1500 euros par réfugié par an.

Question posée : L’État doit tout faire ?

Pour les participants la réponse semble être non. 

Le but : faire un peu bouger les lignes et donner des conditions d'accueil dignes.

A écouter et à lire :https://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/suit-lactualite-des-refugies-mais-quand-les-la-maison-cest-tout-autre-chose

Dossier presse : https://www.logement.gouv.fr/IMG/pdf/2016_11_30_aap_hebergement_citoyen_dp.pdf



Source image : site Flickr.com -Mark Deckers




 

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Histoire d’une Murundikazi: Ornella Miringa — This Burundian Lifere #laviesimplement #quotidien #espoir

Je tenais à partager cette histoire (trouvaille web) : il y a toujours de l’espoir même quand le tunnel nous semble interminable et sombre! Laviesimplement.fr

Ornella est mon amie d’enfance. Avec elle, j’ai partagé la vie sous ses différentes couleurs. Moments d’encouragements lorsque l’une de nous n’avait pas la force de continuer, lorsque tout était fade… Moments de rire aussi. Un fou rire quand on se rappelait combien la vie est si belle, quand l’une de nous avait fait un […]

via Histoire d’une Murundikazi: Ornella Miringa — This Burundian Life

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Ahh! Les fêtes de fin d’année.

On attend tous les fêtes de fin d’année avec enthousiasme.

Tous! je ne sais pas. Ce que je sais, c’est qu’à la fin de l’année tout le monde il est beau, tout le monde il est content (quoique je n’en suis pas sûre…).
Ce que je sais c’est que ça fait partie de la période préférée de la plupart des personnes dans le monde. Mais je ne sais pas si c’est la période préférée de tous!
Tous! non certains redoutent la fin de l’année car ces derniers :

  • prennent un an de plus au cours du mois. Quand on est plus tout jeune, la pilule a du mal à passer.
  •       vivent des situations difficiles : rupture, solitude, maladie, pauvreté …Pas de possibilité de fêter ou d’apprécier  la fin d’année.
  •      font le bilan de leur vie…

Les fêtes de fin d’année n’ont pas la même sensation pour tout le monde. Pour certains elles auront un goût sucré, acide, pour d’autres aigre doux voire un goût amer. Les plats n’ont pas le même prix, la même saveur et la même quantité.

Ah! les fêtes de fin d’année!

C’est le moment de l’amour, du partage, du plaisir, de la détente…Mais c’est aussi le moment des dépenses avec la conscience et la vision de la douloureuse en janvier. Dépenses parfois irréfléchies, incontrôlées et incontrôlables. Il faut bien faire plaisir à la famille, aux ami(e)s et surtout il faut bien se faire plaisir.

Plaisir! C’est le mot souvent attaché aux fêtes de fin d’année. C’est le moment de la quête du plaisir pour soi mais aussi pour les autres.

Les autres! Justement il faut y penser. Ce n’est pas seulement au moment des fêtes de fin d’année qu’il faut partager. Il faut partager tout le long de l’année, tout le long de sa vie.

Apporter du plaisir, de la joie et pourquoi pas du “bonheur” dans la vie des autres, afin de réaliser le cercle vertueux du “bonheur”.

Ce qui compte pendant les fêtes de fin d’année c’est :

  • on est pas seul;
  • je ne suis pas seul(e);
  • tu n’es pas seul(e);
  • il, elle n’est pas seul(e);
  • nous ne sommes pas seuls;
  • vous n’êtes pas seuls;
  • ils, elles ne sont pas seul(e)s.

Faisons des fêtes de fin d’année, des fêtes d’amour, de partage et le reste suivra.

Alors pour vous les fêtes de fin d’année représentent quoi?

 

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En bref dans l’actualité du 16 décembre 2016

Ensemble de journaux représentants l'actualité
Source image : site Flickr.com -Images improbables

1) La science : amour ou haine ?

  •  Émission La méthode scientifique 16 décembre 2016, le sujet traité : La Science : un art de la guerre.

Les questions posées : les guerres font-elles progresser les sciences ou bien les sciences transforment-elles les guerres ? Pourquoi y-a-t-il ce lien indissociable entre sciences et guerres ? La 1ère et la 2nde guerre mondiale ont-elles été les 1ères guerres scientifiques ? Quel futur pour la guerre ?

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-science-un-art-de-la-guerre

Ma brève analyse :

La science procède par retranchement. Étymologiquement, la science exprime l’idée de couper. Elle « soumet les propositions au crible de ses analyses et au tamis de ses méthodes ». Avec la science se pose la question de l’éthique que l’on peut définir comme la science de la morale. La science est à l’origine de l’arme nucléaire qui a été la cause d’un désastre humanitaire pendant la 2nde Guerre mondiale au Japon.

Les guerres ont fait progresser la science car l’envie de victoire a conduit a de nouvelles découvertes. Mais les sciences transforment les guerres, en guerres totales. Rien est épargné même pas l’espèce humaine.

Toutefois, il ne peut désormais y avoir de guerre sans Science. La science peut éviter ou minimiser les horreurs (les soi disant attaques ciblées par exemple). Elle peut également conduire à la victoire. La science entendue comme technique est la base de la victoire.

Le futur de la guerre est lié au renouvellement de la question éthique et des instances internationales. Au-delà d’une réflexion sur les fins et les moyens de la Science, il est nécessaire d’accorder une priorité inconditionnelle à l’éthique.

Einstein qualifiait la guerre de « méprisable et vile»

  • Autorisation par le Royaume-Uni, jeudi 15 décembre 2016 de Bébés à trois ADN

    Le Comité éthique Britannique, dans une décision historique a autorisé les bébés conçus à partir de trois ADN provenant de trois parents différents en l’occurrence deux femmes et un homme.

    Le But : éviter la transmission d’une maladie héréditaire de la mère.

    Pour les opposants, la technique n’est pas encore suffisamment mûre et va trop loin en matière de modification génétique. Pour ces derniers, c’est ouvrir la boîte de Pandore vers la sélection génétique.

    Au-delà des questions éthiques que cela soulève et de la question des fins et des moyens de la Science, assistons-nous à la fin des symboles ?

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/09/28/premiere-naissance-d-un-bebe-a-trois-parents_5004492_1650684.html

  • La fermeture annoncée de la Centrale nucléaire de Fessenheim

Les habitants se préparent à l’ « inacceptable » suite à la fermeture annoncée de la centrale.

Alors : Science amour ou haine ?

http://www.lemonde.fr/francaises-francais/article/2016/12/16/fessenheim-se-prepare-a-l-inacceptable_5049944_4999913.html?xtmc=fessenheim&xtcr=2

2 ) Droits de l’homme

  • Tunisie : Le mariage d’une fille de 13 ans violée et enceinte.

    Le tribunal de Kef a jugé que la fille « était apte au mariage » avec un proche responsable des faits. Ce dernier échappe à la Prison.

    Le chemin semble encore long pour l’effectivité des droits de la femme et sa place au sein de la société. Bien que le problème se pose avec plus d’acuité dans certains pays que d’autres, il n’en demeure pas moins que la question des droits de la femme se pose dans l’ensemble des sociétés contemporaines.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/16/le-mariage-d-une-fillette-jette-une-lumiere-crue-sur-les-violations-des-droits-des-femmes-en-tunisie_5049985_3212.html?xtmc=tunisie&xtcr=2

  • L’ONU et La Crise syrienne

    Aujourd’hui, 16 décembre 2016 on peut lire dans les titres phares de l’actualité : Mobilisation humanitaire pour Alep.

    Au-delà des titres c’est l’impuissance des nations devant cette catastrophe. C’est l’impuissance de l’ONU (Organisation des Nations Unies) qui est décriée et en appelle à un renouvellement de celle-ci ou une évolution des relations internationales. L’impuissance de l’ONU n’est pas un problème récent. Il y a eu par exemple le Rwanda en 1994, la Bosnie-Herzégovine en 95.

    L’ONU représente une vision du monde dépassée et comme la Société des Nations (SDN), peut-être est-il préférable qu’elle cède sa place à cause de son inefficacité face aux questions éthiques, morales.

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/alep-pourquoi-l-onu-n-a-servi-a-rien_1859598.html

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Les 7 mercenaires et la question de la justice

statue représentant la justice
Source image : site Flickr.com- Tim Green

J’ai décidé de regarder un film le week-end dernier après des mois de disette. Il faut dire qu’aucun film ne trouvait grâce à mes yeux. Mais un film traitant de la justice pourquoi pas…

Mon dévolu s’est jeté sur les 7 mercenaires avec Denzel Washington (fiche AlloCiné lien ci-dessous). Les amateurs de western sont servis (ça tire dans tous les sens…)

Le film traite de la justice au travers de 7 personnages. D’ailleurs sur l’affiche on peut lire : Justice has a number(ah !!! l’anglais) que l’on peut traduire par ‘la justice a un nombre’. C’est donc 7 mercenaires qui vont sous la direction de Denzel Washington œuvrer afin de sauver les habitants d’un petit village du joug d’un « tyran ».

Ce film soulève plusieurs questions et notamment la question de la justice et la vengeance, où se situe la limite entre les deux? Et la question de la peur de la liberté.

    • Le couple justice-vengeance

      La justice est une notion complexe car elle renvoie à la fois à une norme morale, une vertu, une institution et une autorité judiciaire. Ainsi en tant que norme morale, la justice implique le respect du droit et de l’équité tandis que la justice en tant que vertu impose le respect des droits d’autrui.

      Selon le dictionnaire Larousse, la vengeance est l’« action de se venger, de se dédommager d’un affront, d’un préjudice ».

      Dans le film, la limite entre la vengeance et la justice est tenue. La justice qu’est supposée incarner les 7 mercenaires est remise en question quand on découvre les réelles raisons du personnage de Denzel Washington. Il se pose alors la question de savoir si justice et vengeance sont nécessairement liées. La frontière se trouble.

      Il est vrai qu’il n’ y a pas de paix sans justice (pas de démocratie non plus) et de justice sans paix. Il n y a pas de paix intérieur comme c’est le cas de Denzel Washington. Il n’y a pas non plus de paix extérieure car le sentiment d’injustice peut conduire à des actes de violence.

      La difficulté de trouver un équilibre à la notion de justice existe depuis longtemps.

      C’est le cas en matière de justice en tant qu’autorité judiciaire et institution. La justice s’est adaptée aux évolutions de la société. Mais son évolution souligne sa complexité.La vengeance privée ou la justice privée a laissé la place à la justice publique. Justice publique, passant de la justice divine rendue ou déléguée par le Roi à la justice rendue au nom du peuple et notamment du peuple français faisant intervenir le ministère public.

      Si l’on regarde de près la sanction pénale par exemple, on se rend compte qu’elle satisfait malgré tout aux besoins de vengeance des victimes et sauvegarde par là même la paix extérieure(pour la paix intérieure c’est autre chose …).

      La justice publique a ainsi séparé la vengeance de la violence. Il n’est plus nécessaire par des actes violents d’accéder à la justice. Bien sûr cela ne se vérifie pas dans toutes les situations car la violence fait partie de l’Homme. Tout dépend de sa maîtrise, du contexte et des points de vue.

      Dans certaines situations la violence est nécessaire à la vengeance qui elle-même sert la justice. C’est le cas du film.

      Justice et vengeance semblent inséparables.

      Le shérif, représentant la justice, autorité judiciaire (et institution), a failli à sa mission. La justice, autorité judiciaire est mise à mal, elle est corrompue, manipulée. Ce qui n’est pas loin de la réalité de nos jours et ce que ce soit dans les pays dits autoritaires ou pays démocratiques.

      En France, le ministère public (le parquet) est critiqué, et a même fait l’objet de nombreuses décisions de la Cour européenne des droits de l’homme pour son manque d’indépendance vis-à-vis de l’État. Bien que quelques améliorations ont été faites depuis, la question demeure toujours quant à l’indépendance du parquet vis-à-vis du ministère de la justice.

      Le film se focalise sur la notion de justice, principe moral et vertu. Le respect du droit et de l’équité ainsi que des droits d’autrui. Les 7 mercenaires sont là pour faire respecter le droit, l’équité et les droits d’autrui. Dans cette quête de justice se mêle une quête de vengeance agrémentée de violence. Vengeance qui, elle-même est limitée (tout du moins au début)par la peur de la liberté des villageois.

    • La peur de la liberté

      La question de savoir si l’Homme se soumet volontairement à la servitude s’est toujours posée et se pose toujours.

      Étienne de la Boétie avec son œuvre « Discours de la servitude volontaire » rédigée vers 1548 a mis en relief le fait que les hommes se soumettaient volontairement à la servitude par habitude.

      En 1974 Stanley Milgram dans  la “Soumission à l’autorité”, suite à une expérience constate que les hommes se soumettent non seulement à l’autorité mais sont prêts aux pires actes pourvu qu’ils soient couverts par cette autorité.

      Hannah Arendt, souligne quant à elle dans « Les origines du totalitarisme », dans le cadre du totalitarisme que les hommes se sentent « déseulés ». Ils ne sont plus seuls.

      Les villageois habitués à la servitude, à la violence ont eu du mal à engager le combat. Ils avaient peur de la liberté car une fois sous la servitude, et l’habitude de celle-ci la liberté perd de son sens. Se pose alors la question à quoi sert la liberté ou à quoi bon la liberté. Qu’est-ce qu’on fera une fois que l’on sera libre.

      Cela montre que l’Homme a depuis longtemps instrumentalisé la peur. Cette instrumentalisation de la peur facilite l’avènement de la terreur qui conduit à la perte de repères. D’où la peur de la liberté. Ils ont perdu tous repères “d’hommes libres”.

      Il est alors difficile de rendre justice dans ce cas. Il est difficile de ne pas nourrir un sentiment de vengeance pour toutes les atrocités subies. Mais aussi, il est difficile de ne pas recourir à la violence car une fois que le dictateur, le tyran, a le pouvoir entre les mains, il ne veut pas ou plus s’en dessaisir. Il est difficile pour certains de goûter au pouvoir et de s’en séparer facilement.

Il ressort de l’histoire, et des différents écrits que l’Homme reste attaché à la liberté (la Révolution française par exemple). L’Homme se soumet volontairement à la servitude et décide d’en sortir tôt ou tard quand ses limites sont atteintes.

On a toujours le choix se soumettre, d’être libre ou se soumettre un temps et conquérir sa liberté ensuite. La liberté, le désir de liberté ne peut venir que de soi et pas d’une personne d’autre.

On ne peut pas libérer un peuple qui ne veut pas être libre ou qui n’a pas encore décidé d’être libre. Sinon le cercle vicieux de la soumission se répète par la suite.

La liberté est pleine et entière lorsque que c’est le peuple lui-même qui prend les armes où participe à sa libération comme c’est le cas dans les 7 mercenaires. Dans le cas contraire, si le peuple ne veut pas être libéré ou ne participe pas à sa libération c’est que pour l’instant il trouve encore son compte à la servitude…

Pour ceux que ça intéressent :

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“60 days in” ou la question de la valeur de la liberté

Source image : site Flickr.com – Matthias Müller

Je suis fan de télé-réalité oui mais de la télé-réalité américaine.

Fan car je m’intéresse à ce qui m’entoure, à mon environnement.

J’ai toujours pensé que l’on pouvait apprendre beaucoup en regardant les autres et ce même si les scènes sont mises en scène ! Il est important de voir jusqu’où les êtres humains peuvent aller…

Je vais donc vous parler de 60 days in qui est une “série documentaire” de la chaîne A&E actuellement à la saison 2. Cette série documentaire pose la question du rapport que l’ Homme entretient avec la notion de liberté.

60 days in traite de personnes « ordinaires » qui, de leur plein gré, participent à une expérience au sein de la prison pendant deux mois. Ils vivent au quotidien dans les conditions de prisonniers sans aménagements quelconque.

Pour ce faire chacun se construit une image de « délinquant » afin de gagner en crédibilité auprès des autres détenus. L’essentiel est de ne pas instiller le doute auprès des autres partenaires. Ils sont supposés vivre en prison comme des prisonniers lambda.

Il y a une présélection et une formation préalable sur les « règles en prison ».

Une fois à l’intérieur, les cameras suivent les pseudo prisonniers sous couvert de la réalisation d’un documentaire. A la fin des deux mois, ils font un compte rendu sur les points positifs et les points négatifs de leur expérience ainsi que sur la prison. D’ailleurs, c’est ce dernier point qui sert à « vendre l’émission ».

La première question que se pose la majorité des personnes qui ont vu cette émission, est de savoir comment des gens « ordinaires » peuvent vouloir de leur plein gré vivre l’expérience de la prison. 

La réponse se situe autour de la valeur de la liberté, sur la nécessité de celle-ci.

La question de la valeur de la liberté

– La liberté et la contrainte

La liberté se définit en principe par opposition à la contrainte. La liberté consiste communément en principe à faire ce que je veux quand je veux.

Mais la liberté c’est bien plus complexe que ça. Elle renvoie à soi, son entourage, ses actions, aux autres… Le dictionnaire Larousse donne d’ailleurs plusieurs exemples renvoyant à plusieurs situations. La contrainte désigne dans le langage courant, tout ce qu’on doit supporter sans l’avoir choisi.

On est tous libres car on a toujours le choix.

Source image : site Flickr.com – Matthias Müller

Le choix est toujours libre même dans les situations les plus compliquées. Par exemple, on vous met une arme sur la tempe et on vous demande de devenir esclave. Qu’est-ce que vous feriez ? Vous avez le choix entre mourir et vivre en tant qu’esclave. Certains choisiront l’esclavage …Et quelques courageux la mort.

La plupart des prisonniers ont eu un choix à faire (bien sûr tout le monde n’est pas à mettre au même niveau). Ils ont choisi une voie qui les a conduit en prison. Et ce que ce soit un bon ou mauvais choix selon les points de vue.

On peut en effet, se retrouver en prison pour une cause qui est noble (Confère l’histoire de Nelson Mandela) ou peut sembler l’être. Mais cela demeure toujours un choix.

– La question du libre arbitre

Avec la liberté se pose également la question du libre arbitre.

La faculté de choisir librement. Il est question de la pleine capacité de nos moyens quand on fait un choix (la question se pose également en droit pénal).

Les individus se trouvant à l’intérieur de la prison pour un délit ou un crime ont-ils eu à un moment ou un autre la possibilité de faire un choix, ont-ils été en pleine possession de leurs moyens ?

La drogue et certaines maladies mentales peuvent entraîner une altération ou une perte des facultés mentales. Dans le cas de la drogue, c’est une choix préalable qui s’impose. On fait le choix de se droguer ou non (sauf dans certaines situations).

Certaines situations peuvent conduire à une altération des facultés mentales comme le soulignait Gustave Le Bon dans « Psychologie des foules » paru en 1895. Dans la foule on devient quelqu’un d’autre. Dans la foule l’individu est soumis à son inconscient et régresse. Il devient ainsi primitif.

Cette analyse de Gustave Le Bon peut expliquer certains scandales qui ont défrayé la chronique. Le cas des lapidations publiques ou bien encore des drames historiques notamment l’accession d’Hitler au pouvoir. Accession due entre autres à sa capacité à haranguer les foules, sa qualité d’orateur.

Quand on regarde 60 days in, on se rend compte que certains ont perdu ce libre arbitre du fait des drogues, de la maladie ou bien encore de leur appartenance à un groupe. Certains jeunes se voient souvent obligés de commettre des délits, des crimes car ils ne veulent pas décevoir le groupe, la bande de copains…

La liberté entraîne des responsabilités

La liberté ne peut qu’être limitée dans une société normée.

Le slogan de Mai 68 « il est interdit d’interdire » ne saurait s’appliquer pleinement car la société dispose de ses règles afin de « faire société ».

La plupart de ceux qui sont en Prison dans les sociétés dites démocratiques, ont choisi de ne pas suivre les normes qui régissent la société. Ces normes font de chacun un être libre. C’est afin d’assurer, de garantir nos libertés que les autorités posent des règles.

Pas de libertés sans normes, sans contraintes. C’est la limitation qui fait société.

Bien qu’il soit difficile de juger du bien fondé de la détention ou non et des conséquences que cela peut entraîner, Il ne faut toutefois pas oublier que dans les pays dits démocratiques, « La liberté est la règle et les restrictions de police, l’exception » Corneille, commissaire du gouvernement, 1917.

En France, cela se traduit en matière de détention, en particulier dans le cadre de la détention provisoire, par l’article 137 du Code de procédure pénale. Cet article dispose en effet, que « Toute personne mise en examen, présumée innocente, demeure libre ».

Afin de se rendre compte de la situation en matière d’incarcération en France, voici les chiffres clés de l’administration pénitentiaire (source ministère de la justice).

Au 1er janvier 2016 :

  •  249 298 personnes prises en charge par l’administration pénitentiaire
  • 172 007 personnes suivies en milieu ouvert

  • 76 601 personnes sous écrou et plus de 170 000 personnes suivies en milieu ouvert

  • 187 établissements pénitentiaires (86 maisons d’arrêt, 94 établissements pour peine, 6 établissements pénitentiaires pour mineurs, 1 établissement public de santé national à Fresnes)

  • 103 services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP)

  • 37 801 agents dont 27 115 personnels de surveillance et 5 095 personnels des SPIP

  • 2,69 milliards d’euros de budget annuel (hors pensions).

 

Pour ceux que ça intéressent :

– Gustave Le Bon “ Psychologie des foules “;

–  Jacques Donzelot “Faire société : La politique de la ville aux États-unis et en France”

 

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La pauvreté est-elle une fatalité ?

Source image : site Flickr.com-François Decaillet
Source image : site Flickr.com-François Decaillet

A l’heure de la série 3% de NETFLIX;

A l’heure de la marche contre le chômage et la précarité à Paris le 3 décembre 2016;

A l’heure où l’idée de la “privatisation” de la Sécurité sociale germe au sein de la société;

A l’heure où le taux de pauvreté de la population fonction de 60% du revenu médian (1003 euros par mois aujourd’hui) stabilisé fin 2014 à 14,1%, repart à la hausse;

A l’heure où ce taux donne une vision très hétérogène et englobe tant les ménages modestes que ceux dans une très grande précarité;

A l’heure où fin 2014, selon une estimation de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), 4,13 millions de personnes en France sont allocataires de l’un des minima sociaux;

A l’heure où en 2015, selon une étude de la Cnaf-France entière -Observatoire des inégalités, 1 920 000 million de personnes étaient allocataires du RSA. Taux de non recours s’élevant environ à 50 % pour le Rsa socle et activité (à voir les chiffres de la prime d’activité);

A l’heure où selon l’Observatoire des inégalités 840 millions de personnes dans le monde sont sous-alimentées (soit une consommation de moins de 1800 calories par jour pour un adulte). Ce chiffre comprend 16 millions de personnes au sein des pays développés. C’est donc une réalité qui nous concerne tous!

A l’heure où selon le 10ème Baromètre du Secours populaire sur la perception de la pauvreté par les Français, les plus démunis ne renoncent plus seulement aux loisirs, mais également de plus en plus aux soins;

A l’heure où le plan pluriannuel contre la pauvreté et l’inclusion sociale de janvier 2013 touche à sa fin;

A l’heure où le problème soulevé par le texte publié en 1974 par René Lenoir “Les exclus, un français sur dix”  demeure une réalité;

Il se pose la question de savoir si la pauvreté est une fatalité.

La ou les solutions sont peut-être dans la hiérarchisation des priorités, la révision des outils et indicateurs de pauvreté.

Mais il s’agit surtout de changer le regard sur les pauvres . Mettre fin à la stigmatisation.

Source image : site Flickr.com- Diogenes
Source image : site Flickr.com- Diogenes

La pauvreté est une notion complexe car on est pauvre par rapport aux autres mais aussi par rapport à des valeurs communes.

La mesure du taux de pauvreté en fonction du revenu médian souligne la valorisation de la richesse comme l’une des valeurs communes dans la société contemporaine.

Cependant, faut-il nécessairement lier pauvreté et richesse matérielle?

Car  la pauvreté :

est financière,

est morale,

est un état d’esprit,

est environnementale,

est sociale, mais aussi publique, privée,

est interne mais aussi externe,

est curable et incurable,

ne se partage pas,

est plurielle et singulière,

abat les barrières mais les élève aussi,

est solitude,

est exclusion mais aussi possibilité d’inclusion,

est chômage, maladie, famine, faim,

est globale, territoriale, locale, individu,

est je, tu, il, nous, vous, ils.

Agissons plus contre la pauvreté. Un tout petit geste quotidien suffit. C’est un sourire, un bonjour qui peut rendre la pauvreté moins lourde et plus facile à supporter.

C’est un engagement fonction de ses moyens.

C’est un engagement des politiques, de la politique mais également de tout individu car la pauvreté est plurielle.

C’est un engagement entrepreneurial (l’économie sociale et solidaire par exemple).

Mais c’est surtout le vivre ensemble: changeons de regard sur la pauvreté et sur les pauvres. Peut-on vraiment reprocher à tous d’être responsables de leur situation?

Chaque jour des initiatives doivent être souligner. C’est le cas de la FNARS, fédération d’associations de solidarité, face notamment à l’émission de M6 “Rue des allocs”.

Toutefois, la polémique est parfois nécessaire à l’éveil des consciences, à l’ouverture du débat et à la recherche de solution.

En France, c’est près de 8 millions de personnes qui vivent dans la détresse sociale.

Mais une question se pose : êtes-vous pauvre?

Pour ceux que le sujet intéressent :

  – “Repenser la pauvreté” de Abhijit V. Banerjee

 – “La pauvreté dans l’abondance” de John Maynard Keynes

 – “En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté” de Jean- christophe Sarrot

 – Sur le même thème 

Voir également un article du monde daté du 5 décembre 2016 :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/12/05/la-pauvrete-et-les-inegalites-ont-encore-augmente-en-france-en-2015_5043597_4355770.html?xtmc=taux_de_pauvrete&xtcr=3

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L’oubli, l’un des grands débats de l’Humanité : la place du cinéma.

L’oubli est l’un des grands débats dans nos sociétés.

Quelle est la place du cinéma?

En effet, il y a cette peur de l’oubli. La peur de perdre la mémoire, d’oublier des personnes, d’oublier son histoire, l’Histoire. D’où le travail de la mémoire, des mémoires et la place de la lutte des mémoires.

L’image participe à ce travail des mémoires, de la mémoire…du souvenir.

Fiche Allociné de Jean-Luc Godard, réalisateur, scénariste, acteur…un grand homme du cinéma qui fêtait son anniversaire le 3 décembre 2016 (86 ans).

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Boutons et la terreur de l’image

Source image : site Flickr.com
Source image : site Flickr.com

La vie serait si simple si les boutons, l’acné n’existaient pas (n’est-ce pas Mesdames?).

Je fus confrontée à ce problème tardivement, j’étais déjà une adulte ! Oh quelle horreur moi qui avais une peau si parfaite et l’appréciais en me regardant dans le miroir. Maintenant, oh ! mon beau miroir je n’étais plus la plus belle.

Il y a différents types d’acné (que je ne développerai pas ici) et à ma grande surprise je découvrais que l’on peut l’avoir à l’âge adulte. Ce n’est pas seulement un problème d’adolescent.

Les boutons impactent directement le physique et donc de ce fait l’image.

L’importance de l’image dans la société se traduit d’abord par le fait que la vue fait partie de l’un de nos sens. L’image est là, elle est nous. Elle représente tout simplement la condition humaine.

L’image est une représentation visuelle voire mentale des choses. Il n’y a pas que le physique mais également ce que l’on représente vis-à-vis des autres. D’où l’importance dans nos sociétés des médias, de la place du handicap, de l’amour, de nos vies personnelles et publiques. ..

Mais s’agissant de la représentation visuelle il s’agit de la quête perpétuelle de la perfection propre à l’Être humain. Avec les boutons du visage, la preuve de notre imperfection est apportée à la face du monde. On ne peut plus cacher, l’ampoule que l’on a au milieu du visage et qui nous fait briller de mille feux ! (Bien sûr la question est légèrement différente quant aux points noirs).

La preuve de la terreur de l’image, de la quête de la perfection se lit à travers les médias, journaux et particulièrement les journaux « people » avec l’usage à outrance du photoshop. Ce dernier faisant croire que la perfection existe et plongeant certaines personnes dans des régimes draconiens afin d’atteindre celle-ci.

Bien que ne voulant pas succomber à la terreur de l’image, inconsciemment ce nouveau problème me plongea dans une quête de peau parfaite dans l’immédiat, avec l’essai de produits multiples réputés pour leur efficacité en la matière.

Mais que nenni, mon problème qui avait semblé passager et pas si grave se transforma en une carte de visite. On ne voyait que mes tâches dues à mon envie irrépressible de percer tous ces boutons (là le cercle vicieux s’installe). J’étais cachée derrière mes tâches. J’ai dû avoir recours à un médecin esthétique. Plusieurs séances de peeling furent nécessaires. Celles-ci accompagnées de gestes simples au quotidien.

Pourtant le culte de l’image n’est pas attaché à notre histoire contemporaine, on retrouve en substance cela dans la phrase « un esprit sain dans un corps sain », à travers l’art, la peinture, le culte des dieux…

De nos jours, ce culte se traduit par le boum des salles de sport (bien sûr il y a aussi des raisons de santé), par le succès du marché des produits en tout genre et notamment des « produits minceurs ». Ceux qui promettent entre autres d’avoir un ventre plat en un mois en prenant pour modèle une star, une vedette…

On sait que les stars, vedettes et parfois même les ‘people’ sont des modèles pour beaucoup de personnes et notamment la jeunesse. C’est donc une boucle bien entretenue qui inscrit le culte de l’image dans les mœurs, les esprits. Conditionnant ainsi des générations. A tel point que le régime commence de plus en plus tôt chez les jeunes avec les dangers que l’on sait en termes de croissance, de maladie (anorexie…).

Les publicités ont également un grand rôle dans ce culte : mannequins dont on se demande parfois si elles vivent dans le même monde (oui mais à quel prix). Stars photoshopées qu’on a du mal à reconnaître dans la vie réelle…La perfection n’existe pas on a tous nos petits défauts !!!

Autant dire que même quand l’on dispose d’un fort caractère à un moment où un autre on finit par succomber à la terreur de l’image, par se regarder dans un miroir et voir tous ses petits défauts. Maintenant, cela dépend de ce que l’on fait de ce constat. On s’assume ou l’on recherche cette perfection qui conduit certains à abuser de la chirurgie esthétique.

Cela peut se comprendre à un certain niveau, pour certaines personnes pour qui, il s’agit d’être bien avec soi-même et qui n’arrivent pas à s’assumer comme elles sont. Pourtant ce n’est pas difficile. Il suffit de se dire qu’il y a toujours pire que soit et que si le monde était parfait ça se saurait (inexistence de guerres, famine, handicap, luttes pour le pouvoir…).

Si la chirurgie esthétique peut aider certaines personnes à se sentir mieux pourquoi pas, à partir du moment que tout est mesuré car il faut éviter de perdre l’image de soi. L’excès nuit.

Qui parle d’acné, de boutons (quand c’est en excès), parle de bien-être et donc difficultés à l’assumer et pire pour certaines personnes il s’agit de l’inclusion dans la société.

En effet, dans le cas extrême de l’acné, l’on peut être marginalisé. Cela commence avec la jeunesse, et, plus tard c’est au sein du milieu professionnel que l’on peut être marginalisé. Surtout au sein de certaines professions. Cette marginalisation peut aussi être de notre fait, par la sensation de mal être que peut produire l’acné sévère. Par honte, par peur du regard des autres on se met à l’écart.

L’existence des appareils photos se justifie même par la stratégie de la terreur de l’image. Vouloir capter son image pour l’éternité, la transmettre pour qu’on soit toujours présent auprès des autres. Mais, les images prises sont-elles vraiment l’image de soi ? Nous représentent-elles vraiment ?

Sur les photos on a envie de donner la meilleure image de soi. Il faut être la personne la plus belle, bien habillée…C’est la raison pour laquelle on partage rarement les photos ratées. Comme l’affirme Guy Débord, c’est « la société du spectacle ». Le monde est comme une grande scène où tout le monde se met en scène. La représentation est tout. C’est pourquoi les boutons représentent notre terreur.

Avec les boutons, l’acné, la représentation de nous est déjà faite. Il y a déjà une histoire qu’il faut essayer d’effacer afin de produire celle que l’on veut mettre en scène.

L’image en tant que réputation fait partie du quotidien. Tout le monde a une réputation soit à tenir, sauvegarder, soit à créer. La réputation de tout le monde est faite ou reste à faire. Et ce qu’importe notre place dans la société. Mais c’est également celle dont on a du mal en s’en débarrasser car, notre image nous suit. Celle-ci est alimentée par la rumeur d’autant plus rapide avec les Nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les médias sociaux n’arrangent pas la situation.

Comme dans l’allégorie de la caverne de Platon, l’image qu’on aperçoit n’est qu’une illusion. Nos représentations sont fabriquées !!!

Alors il s’agit de vivre pour soi et pas pour les autres. D’essayer au mieux de s’assumer ou, tout mettre en œuvre pour s’assumer en ayant en tête de garder toujours un équilibre. Équilibre entre soi et ce auquel on aspire.

Pour résumer :

    • S’assumer

      Se dire qu’il y a toujours pire que soi peut aider. Il ne s’agit pas de se réjouir du malheur des autres mais plutôt d’arrêter de se plaindre car on est pas la seule personne à souffrir d’une situation.

    • Quand le défaut est grave et qu’il empêche de vivre.

      Il convient de trouver une solution équilibrée afin de préserver ou de retrouver notre équilibre. Il faut éviter de perdre l’image de soi.

Comment j’ai vaincu mes boutons :

Tout est dans la mesure et dans la simplicité.

    • Pas trop de produits de beauté pour mon visage. Le minimum suffit. En ce moment pour le nettoyer j’utilise la gamme Cattier. Bon marché et efficace pour mes imperfections. Il s’agit : du gel nettoyant purifiant et du masque à l’agile, au tea tree et menthe.

    • Changer régulièrement de produit afin d’éviter que la peau s’habitue.

    • Ayant la peau grasse, j’utilise un sérum ou une émulsion le soir. En été je laisse ma peau respirer et j’évite en journée de la surcharger de produits et de maquillage. D’ailleurs il est même préférable de ne rien mettre en journée en été et de juste nettoyer bien sa peau avec une bonne lotion ou un lait démaquillant.

    • S’il y a des imperfections, pour ceux et celles qui ont des moyens on peut recourir au peeling chez un dermatologue ou un médecin esthétique.

      Ce dernier diffère selon que la peau est blanche ou noire. Pour les peaux blanches, le recours au peeling chimique est possible. Il est plus rapide, mais aussi plus douloureux. On peut également faire un peeling doux, plus adapté aux peaux noires mais plus long et donc plus coûteux (après ça dépend du médecin et des prix pratiqués).

      Une fois que l’on a résolu le problème des imperfections, il n’est plus nécessaire d’en faire des tonnes au niveau de la routine quotidienne. Faire simple et avec un minimum de produits. Faire également attention aux produits utilisés pour le maquillage de la peau car ça peut être l’un des facteurs des imperfections. En voulant cacher l’imperfection, on aggrave celle-ci parfois.

    • Pour ceux qui ont de l’acné, avant tout peeling, et afin que le résultat soit permanent, il est conseillé de passer par la case du dermatologue, pour le traitement médicamenteux.

Pour ceux que ça intéresse :

    • Guy Debord, « La société du spectacle » ;

    • Platon, L’allégorie de la Caverne : textes commentés.

    • Cattier Paris, Cosmétique et nature , Masque et gel purifiant menthe et tea tree, pour peaux grasses à imperfections que l’on trouve dans toutes les pharmacies et parapharmacies. Mais Cattier c’est aussi une gamme de produits pour tous les âges.

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« Avoir des amis c’est avoir du pouvoir » écrivait Hobbes

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Source image : site Flickr.com- mathias_poujol_rost

« Avoir des amis c’est avoir du pouvoir » écrivait Hobbes

Avez-vous du pouvoir ?


Le pouvoir est à la fois la possibilité d’entreprendre et la puissance d’agir. Avons-nous la possibilité d’entreprendre et la puissance d’agir au quotidien ?


Le pouvoir se situe donc entre l’aptitude et la sujétion. Ce mot fait partie du vocabulaire quotidien avec une pléthore d’utilisation (le pouvoir de l’amour, de l’argent, d’internet, le pouvoir politique, les pouvoirs publics…) qui sert tant à dénoncer qu’à souligner une absence pouvoir. Une absence de possibilité d’entreprendre, de puissance d’agir.


La création d’une entreprise peut par exemple se heurter à un manque de moyens. Au-delà du manque de moyens, il y a également une limite fonction des capacités d’agir de chacun.

Certains voudraient pouvoir mettre un terme aux guerres dans le monde, à la famine, ou tout simplement à l’échelle nationale avoir la puissance d’agir contre l’injustice. Cette puissance d’agir semble limitée à certains tandis que d’autres doivent non seulement lutter contre l’impossibilité d’entreprendre mais également  l’impuissance à agir.


Ainsi, avoir des amis peut-il aider et faire de nous des Hommes avec du pouvoir ?


L’amitié est la sociabilité naturelle. Au sens large, c’est l’ensemble des liens sociaux fondés sur la nécessité de vivre ensemble. L’amitié est donc naturelle. De fait l’homme ne peut se suffire à lui-même.


Toutefois, est-ce pour autant qu’avoir des ami(e)s c’est avoir du pouvoir ?


Si l’on prend le cas de certains réseaux sociaux d’internet. On peut avoir 100, 300, voire plus d’un million d’ami(e)s mais sans jamais rencontrer ceux-ci. C’est une relation qui demeure parfois fictive et par conséquent qui n’a pas d’impact sur notre vie de tous les jours. Cette relation ne confère donc pas de pouvoir à ce niveau.


En matière politique, de réseaux professionnels par exemple, l’amitié peut prendre tout son sens et aider à évoluer au sein d’un parti, d’un gouvernement ou tout simplement à trouver du travail. Dans ce cas avoir des amis c’est avoir du pouvoir. Avoir la possibilité d’entreprendre, la puissance d’agir.

Cela donne tout son sens à l’œuvre du Sociologue Bourdieu notamment : « Les Héritiers ». La nécessité d’avoir un patrimoine (biens, connaissances…) se pose avec acuité dans la vie de tous les jours.


Dans le cadre plus restreint de notre cercle d’ami(e)s, que l’on côtoie au quotidien, peut-on parler de pouvoir ?


La réponse se situe dans la typologie des amitiés. Par quoi les hommes s’attachent-ils les uns aux autres ? Par intérêt, par plaisir et « gratuitement ».


Si l’on s’attache gratuitement aux autres c’est bien évidemment que l’on ne veut pas tirer profit d’eux et qu’il n’est aucunement question de prime abord d’avoir du pouvoir. Il ne s’agit pas à travers eux d’avoir la possibilité d’entreprendre et la puissance d’agir. Il s’agit tout simplement du plaisir d’être avec eux.

Mais le monde est de nos jours basé sur un ensemble d’intérêts qui mettent à mal les amitiés sincères. Ces dernières sont la base de tout car en ayant des rapports désintéressés on finit toujours par avoir du pouvoir. Rendre service sans rien demander sera toujours récompensé d’une manière ou d’une autre. Certes pas dans tous les cas (ce sont les aléas de vie) mais il faut bien vivre et ce d’autant plus que c’est ce genre de rapport qui sert à l’épanouissement et qui donne un sens à la vie.


L’amitié étant fondée sur le partage, les ami(e)s se ressemblent et s’assemblent en toute égalité. Cela exclut l’amitié entre époux, parents et enfants en principe.


Au delà de tout cela, le véritable pouvoir ne repose t-il pas tout d’abord sur la confiance en soi,  sur le fait d’être bien avec soi ?

Ce n’est qu’à partir de ce moment là qu’avoir des amis peut être une source de pouvoir. On est à la base de tout. Cette possibilité d’agir, puissance d’agir dépend de la force qu’il y a à l’intérieur de chacun. Il est possible d’avoir beaucoup d’ami(e)s mais de demeurer sans pouvoir effectif.

Avant d’aller chercher le pouvoir chez les autres il faut réveiller celui qui sommeille. C’est lui qui donne tout son sens à la phrase de Hobbes.

Le pouvoir est donc un engagement dans la vie de tous les jours. S’il n’y a point d’engagement, il n’ y a point de pouvoir.

Combien ont réussi à bâtir des empires à partir de rien ? Combien ont réalisé leur rêve et ce même si tout était contre eux au départ (handicap par exemple).

Ce n’est pas le manque d’argent qui doit arrêter l’action, il y a toujours un moyen de s’en sortir (des aides par exemple de l’État). C’est en cela que la solidarité participe pleinement à activer le pouvoir de chacun. Certes trop de solidarité tue la solidarité. Comme on le dit il faut apprendre aux autres à nager mais pas leur donner du poisson. Ce n’est que dans ce cas là que le pouvoir de tout un chacun peut s’activer.


Être bien au quotidien c’est s’engager tous les jours. S’engager pour soi, pour les autres …Le bien-être se construit et s’acquiert par l’engagement. Il ne tombe pas du ciel.

Le pouvoir repose donc :

  • premièrement sur nous ;
  • et deuxièmement sur la qualité de nos relations amicales.

Alors avez-vous du pouvoir ?

 

Les définitions utilisées dans cet article sont tirées de :

 

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