Archives de catégorie : Bien-être

Comprendre la vie, comprendre sa vie.

La vie (1903), de Pablo Picasso
Image issue du site Flickr.com, de Nicho Design : “La vie (1903) Pablo Picasso”

 

Comprendre la vie, comprendre sa vie ! Ces mots seraient sûrement la solution à de nombreux problèmes…Que dis-je du monde!

En effet, si l’Homme avait compris la vie il n’y aurait pas de guerres, pas de faim, famine  etc… Car la pleine solidarité entre les individus, les voisins, la famille, les générations serait effective.

On a l’habitude de dire que pour comprendre la vie il faut aller dans un hôpital, une prison ou un cimetière.

L’ Hôpital rappelle la réalité humaine :  la souffrance physique, psychologique peut toucher tout le monde. Il n’ y a pas de “surhomme” face à la douleur morale ou physique.

La prison car celle-ci apprend à chérir la liberté. Cette liberté d’aller et venir qui nous permet d’accomplir de grandes choses et de nous réaliser ou pas.

Le cimetière pour nous faire comprendre que personne n’est immortel. La vie ce n’est qu’un passage. Les morts sont simplement des personnes qui ont fait leur chemin sur terre et, le poursuivent ailleurs. Nous ferons de même, mais chacun a son rythme.

Pour comprendre la vie, certains se tournent vers la spiritualité. Les uns y trouvent parfois leur chemin, les autres se perdent parfois en chemin.

Il n’ y a pas de remède miracle pour comprendre la vie :

  • Il faut se comprendre soi (ce qui peut passer en effet par la spiritualité). Comprendre sa vie, mais cela n’est pas une évidence;
  •      Il faut aussi essayer de comprendre son environnement et donc les autres ce qui est loin d’être une évidence également.

 

A bas la vie de James Stencilowsky
Image issue du site Flickr.com, de James Stencilowsky : “down with daily life”

 

Comprendre la vie implique l’autre, l’interaction avec l’autre que l’on ne comprend pas toujours. Comprendre la vie signifie se comprendre, comprendre sa vie, comprendre l’autre et par conséquent comprendre le monde. Ce qui peut paraître très compliqué.

Comprendre sa vie, peut être plus aisé.  Cependant, si c’était le cas pour tout le monde, il n’existerait pas “la fatigue d’être soi” comme l’a souligné Alain Ehrenberg

Comprendre sa vie, c’est un équilibre à trouver. Équilibre entre sa vie privée, sa vie publique et son “moi intérieur”.

Mais là encore nous ne sommes pas les seuls à décider de cet équilibre car si comprendre son “moi intérieur” peut ne pas impliquer l’autre, l’équilibre vie privée et vie publique fait appel à l’autre.

Cette nécessité de compréhension de la vie nous entraîne souvent à notre perte. Dans toute chose il y a des limites et pour tendre vers la compréhension de la vie, il faut comprendre ses limites.

La compréhension de la vie n’équivaut pas à avoir une vie meilleure, mais, la rendre meilleure. C’est faire avec ce que la vie nous offre et ce que nous obtenons d’elle.

La vie s’écrit. Parfois on ne trouve pas ses mots, les mots sont incompréhensibles, on fait des ratures, on efface, on a des trous des mémoires… Mais parfois également on est inspiré, et on se laisse aller tout simplement.

La vie se vit.

 

 

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Quand la solidarité se paye!

Quand la solidarité se paye qui doit-on blâmer? Le progrès de la société, l'économie ou l'individu? Ce qui est sûr le progrès de la société ne peut avoir lieu sans le consentement de l'individu puisque la société repose sur ce dernier. L'individu est à la base des institutions de la société par voie de conséquence des formes de solidarité.  Plusieurs auteurs ont souligné cette évolution tels que Durkheim, Karl Polanyi (voir commentaires facebook article ci-dessous).

Quand la solidarité se paye, c'est l'individu qui paye et particulièrement l'individualisme qui encaisse la différence. L'individualisme pousse à la "fabrique des solitudes" qui se trouve être un nouveau terrain de "jeu" du marché. La recherche du profit sur la misère humaine, la souffrance humaine. Y-a-t-il une limité au marché de la souffrance humaine? Bien sûr il existe des ilots de résistance mais qui ne sont que là pour palier les inconvénients du "Tout économie" "Tout négociable sur le marché"...

Quand la solidarité se paye, on est pas loin de la "Fatigue d'être soi" de Alain Ehrenberg. La construction du lien social reposant sur l'individu, ce dernier est soumis à une pression énorme chaque jour car il faut se construire mais également le lien avec les autres doit être construit. Mais que se passe t-il dans une société où l'exclusion devient de plus en plus la norme et concerne tous les aspects de la vie en société? Ainsi, quand on est incapable de se construire soi-même, il est plus facile de payer la solidarité et le plus souvent grâce à l'apport de l'État providence. Ce dernier, vient à la rescousse de l'individu quand ce dernier est incapable ou n'a pas la chance de faire partie de la grande solidarité qu'est la société.

Quand la solidarité se paye, la société ne fait que payer "Le culte de la performance"  de Alain Ehrenberg, qu'elle a institué en valeur suprême. Cette performance qui détermine nos choix, nos comportements, nos seulement vis-à-vis de nous mais également face aux autres et de ceux-ci envers nous. Quand on arrête d'être performant, on est exclu de la sphère de socialisation en général. Cette sphère conditionnée par l'individu. Il reste donc une chose : payer la solidarité et cela si on a les moyens de le faire ... Ou faire appel aux derniers îlots de solidarité...Ou bien encore ne plus faire partie de la société car la solidarité semble être impossible à atteindre, difficile à recevoir, une souffrance!

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L’art de soi et l’art de l’autre

Le bien-être c'est aussi cela : l'art une façon de se découvrir et de découvrir les autres en tant qu'individus, collectivité, communauté humaine. C'est l'ouverture sur le monde et les autres. C'est l'ouverture sur soi-même... L'art postule la fin du repli sur soi, mais également la peur de l'instrumentalisation à des fins propres, intérêts particuliers, identitaires...Comme l'est le paradoxe qui entoure l'être humain! L'art peut être aussi regardé comme l'art de soi (savoir qui ont est et où l'on va...Bref se maîtriser et faire de sa vie un art) mais aussi comme l'art de l'autre : connaître son prochain peut-être pas comme soi-même, mais connaître les failles humaines pour en faire une force qui servira pour la maîtrise de soi, l'art de soi. Il s'agit également de connaître les "côtés positifs" de l'autre, de son environnement pour en faire un monde de bonheur partagé en utilisant les ressources de l'être humain. Comme toute ressource celle-ci a cette limite que l'on apprend à "maîtriser", à connaître avec le temps... Le temps est donc un facteur essentiel dans l'art de soi et de l'autre...C'est comme le cycle de l'être humain : on naît, on grandit et on meure...Nos connaissances sur nous et sur les autres peuvent donc trouver des limites et s'éteindre avec le temps. La vie est un travail perpétuel. Le bonheur, le bien-être ne trouvera personne sur son lit. C'est une quête de chaque jour, un renouvellement...Alors quelque soit la situation, la patience a également une vertu. L'art de soi c'est le retour à ce qu'il y a de primitif en nous afin de trouver un sens à sa vie, d'en modifier les contours, de pouvoir évoluer, de pouvoir affronter l'autre en connaissant ses faiblesses et ses forces, de pouvoir cerner les contours de l'autre. L'art c'est s'exprimer... L'art c'est se laisser vivre en respectant les autres pour le bien-être commun!

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L’intérêt, le fil du monde…Le fil de la vie

L’intérêt :  titre percutant et simple pour cet article au départ, chers internautes, lecteurs dans l’intérêt du SEO (Search Engine Optimization), l’optimisation pour les moteurs de recherche, j’ai dû le changer!

Valérie Blass : Rope dope grope nope
Source image : site Flickr.com -Valérie Blass, Rope dope grope nope

 

 

C’est le titre juste car en un mot cela résume sa place dans le monde et dans nos vies.  Nous sommes gouvernés par l’intérêt et l’intérêt nous gouverne. S’il fallait remplacer le mot monde par un autre mot ce serait : intérêt.

L’intérêt c’est un intérêt pour soi et pour les autres

L’intérêt pour soi

 

C’est ce mot qui pousse au dépassement de soi. C’est également lui qui fait sombrer dans les abîmes de la nature humaine. Il gouverne tous les aspects de la vie, de nos vies : études, amour, travail …Le rapport aux autres, au monde et à soi.

Intérêt pour soi, sa personne, permet de (dé)passer les frontières de la société, du milieu social, mais aussi ses propres barrières, de se dépasser à l’école, au travail, dans une compétition… Certes, celui-ci permet le dépassement de soi, mais il est nécessaire de bien comprendre sa personne, se saisir de sa personne. Un intérêt mal placé peut avoir de graves conséquences.

En effet, cela peut aboutir à certaines maladies telles que l’anorexie…Ou encore, conduire à perdre de son intérêt par un intérêt trop poussé de la chirurgie esthétique par exemple. On n’a pas su saisir l’intérêt de sa personne. Dans le cas de la chirurgie excessive, il y a un mélange d’intérêt et de désintérêt pour sa personne.

Tout excès nuit et avec l’intérêt pour sa personne le narcissisme n’est jamais loin. Tout est affaire d’équilibre! Ce narcissisme qui conduit à un désintérêt pour la personne des autres et à concentrer tout son intérêt sur sa personne.

L'intérêt, le fil du monde...Le fil de la vie
Source image- www.laviesimplement.fr -Lvsimplement

L’intérêt pour les autres

 

L’intérêt pour les autres, c’est dans la nature même de l’Homme. L’Homme est un animal politique selon Aristote, il est fait pour vivre en société, pour vivre avec les autres et donc éprouver, avoir de l’intérêt pour l’autre, pour les autres.

C’est l’intérêt pour l’inconnu qui vous pousse à cliquer sur ce site. Il est à la base de la rencontre avec l’autre, des échanges, du partage, des découvertes. Christophe Colomb n’aurait jamais découvert les Antilles,  Cuba, Haïti en 1492 sans lui.

L’intérêt est à la base du lien social, du lien avec l’autre, les autres.

C’est l’intérêt qui fait de ce monde, un monde interconnecté, un monde en réseau dont l’inconvénient est d’en être exclu (e) quand on ne fait pas partie de ce réseau ou que ce dernier nous trouve sans intérêts!

La manifestation positive de l’intérêt se lit à travers l’amour, mais surtout par l’amitié “désintéressée” qui permet le vivre ensemble.

L’ amitié telle que décrite par Aristote.

Au sens large, l’amitié est l’ensemble des liens sociaux fondés sur la nécessité de vivre ensemble. Elle est donc naturelle. Elle participe à la sociabilité naturelle. L’ amitié est une disposition.

C’est l’intérêt pour l’autre qui fait d’un peuple une nation. C’est également lui qui justifie les solidarités.

A l’échelle de l’État, la solidarité se traduit par l’État providence et surtout par l’expression : solidarité nationale.

La solidarité nationale qui prend plusieurs visages et notamment la Sécurité sociale, les aides sociales, les minima sociaux…Elle permet ainsi toutes sortes de politiques sociales et cela même en faveur de l’étranger, des étrangers.

En effet, c’est l’intérêt pour les autres qui permet au niveau national, de l’État de mettre en place une politique de l’immigration, d’intégration. Malheureusement “la peur du barbare” tend à prendre le dessus sur celui-ci. Des frontières sont créées dans les têtes et dans la vie, des murs sont levés car le barbare c’est l’autre et pas nous. Or, l’autre n’est que notre simple reflet, c’est à travers lui que je m’améliore, c’est tout simplement à travers lui que j’existe!

L'intérêt, le fil du monde...Le fil de la vie, moi et l'autre
Source image : www.laviesimplement.fr -Lvsimplement

L’intérêt pour soi et l’intérêt pour les autres

 

A côté de la solidarité nationale, l’intérêt se traduit également par la notion d’intérêt général. Cette dernière met en relief les deux versants de l’intérêt humain : l’intérêt pour soi, et l’intérêt pour les autres.

L’intérêt général, représente la place ultime qu’occupe l’État à travers  l’action publique. Pierre angulaire, il en fonde la légitimité et en détermine la finalité.

Pourtant deux conceptions s’affrontent. L’une d’essence utilitariste qui ne voit dans l’intérêt commun que la somme des intérêts particuliers. L’intérêt est donc la recherche de l’utilité par les agents économiques. Ce qui laisse peu de place à l’autre : chacun étant concentré sur son intérêt.

La seconde conception, adoptée en France,  d’essence volontariste, vise à faire société, à pousser les uns à s’intéresser aux autres. Elle exige le dépassement des intérêts particuliers et s’exprime à travers la volonté générale. On ne peut pas vivre sans prendre en compte l’intérêt de l’autre sans s’intéresser à l’autre.

L’intérêt général concerne donc à la fois l’État et les individus.  La première conception c’est la démocratie de l’individu qui gère son intérêt comme il veut. Il peut décider d’inclure ou de rejeter l’autre. Alors que la seconde conception fait appel à la capacité des individus à transcender leurs appartenances et leurs intérêts pour exercer la suprême liberté de former ensemble une société politique.

Au niveau individuel, l’intérêt est au cœur de l’engagement. Ce dernier peut passer par le bénévolat, l’associatif entre autres. Il s’agit de venir en aide aux autres de façon désintéressée, sans rien demander en retour. Venir en aide à l’autre quand il est dans la détresse, le besoin.

Mais également, parfois venir en aide aux autres de façon intéressée car en m’engageant envers l’autre c’est en fait mon intérêt que je sers. Rendre un service pour un autre et fabriquer ainsi une société en réseau qui introduit un déséquilibre au quotidien, des inégalités dans la société.

Cet intérêt qui permet d’apporter une aide aux autres,  d’aider ceux-ci à s’en sortir, peut aussi se traduire par la destruction de l’autre. C’est le cas du crime, de la perversion…

Le tout c’est de trouver un équilibre entre l’intérêt pour soi, l’intérêt pour l’autre et à ce qui nous entoure. Il est important de ne pas perdre de l’intérêt pour sa personne car sans celui-ci, il est difficile de s’intéresser à l’autre.

S’intéresser à son environnement, à la protection de la nature, des animaux et parfois aller à l’extrême et notamment le “colonialisme vert” est bien sûr toujours justifié par l’intérêt.

C’est le fondement de la Science. Cette dernière par intérêt pour l’espèce humaine, permet la survie de l’être humain. Cependant, la Science, la technique est aussi à la base du désintérêt pour l’espèce humaine, de la perte de celle-ci. Elle permet de servir les intérêts d’un pays au détriment d’un autre. La guerre pour défendre ses intérêts face à ceux de l’autre. Les intérêts entrent en conflit, des conflits d’intérêts et la place de l’être humain se juge en fonction des intérêts.

Il nous permet simplement de vivre. Sans l’intérêt pour la vie, on sombre dans le désintérêt de soi, de l’autre, de l’environnement… On arrête tout simplement de vivre.

L’intérêt c’est le patchwork de la vie. Il tricote et détricote, coud et découd notre vie. Il en perd le fil et retrouve le fil.

L’intérêt c’est le fil de la vie

 

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Emploi : les maux de l’emploi et les mots pour dire l’emploi

 

Les mots pour dire l'emploi
Source image : laviesimplement.fr-Lvsimplement

 

Pluriels sont les maux de l’emploi et les mots pour le dire sont multiples face à des réalités parfois diverses.

L’ emploi en tant que travail rémunéré fait partie intégrante de nos vies et en détermine même les contours pour une majorité d’entre-nous.

 

 Travail : de la contrainte au travail valeur centrale

 

L’Histoire est marquée par le rejet traditionnel du travail comme en démontre l’étymologie. Étymologiquement, c’est une vision négative du travail. Le mot travail vient du latin tripallium qui désigne un instrument de torture à trois dents. L’assimilation à la douleur est également faite avec labor qui signifie le labeur, la fatigue.

Si jusqu’à la période moderne, on distinguait au sein de la société les personnes contraintes au travail de celles qui pouvaient s’en dispenser, la période moderne en a fait une valeur centrale. Le travail occupe une place centrale.

Dans le discours des lumières, le travail est un moyen d’accès au bonheur humain. Le libéralisme va venir renforcer la place centrale du travail.

Cependant, aujourd’hui peut-on dire que l’emploi, travail rémunéré est une source de bonheur ou un instrument de torture?

Pin's avec inscriptions Work sucks

Source image : site Flickr.com- Michelhrv

Du bonheur humain à la peur pour l’emploi

 

Le mot emploi, qui traduit une certaine vision de la société souffre de nombreux maux.

Le bonheur dans le travail, au travail, par le travail est une chose désormais relative. Le travail, une contrainte reste une réalité et la peur est le mot qui rime désormais avec emploi.

Peur face à un accès au travail de plus en plus difficile.  Peur de ne pas pouvoir accéder à un emploi malgré la mise en place de règles. Règles qui ont perdu de leur sens et font perdre au travail son sens, du sens.

Un accès rendu difficile car l’accès à l’emploi résiste au mérite. Le capital humain accumulé n’est pas ou plus une garantie suffisante d’accès au marche du travail. Les compétences cèdent leurs places devant les relations, le réseau.

Il faut être diplômé mais aussi avoir de l’expérience et de bonnes relations. L’ ancienneté au travail, dans le travail, doit préexister fermant ainsi, dans la plupart des cas la porte à la capacité, la volonté et l’envie d’y arriver. Une maladie de l’emploi notamment l’emploi jeune dont les emplois d’avenir et les emplois aidés n’arrivent pas à en guérir les symptômes encore moins à soigner le mal en profondeur.

Justice, égalité, égalité de chance imprègnent l’univers de l’emploi, deviennent des mots pour l’emploi, de l’emploi pour les maux du travail.

Un accès rendu difficile par ce que l’on appelle le chômage. Économiquement, l’emploi c’est le rapport entre le nombre de personnes actives dans une profession, un pays et la population totale de cette profession, de ce pays. Cela se traduit souvent par les chiffres du chômage.

Chômage, phénomène de masse à partir des années 1970 (1974). Le premier choc pétrolier a éteint le rêve du plein emploi à temps plein pour tous. C’est à une remise en cause au plan collectif du travail auquel on assiste. 

Chômage, ce  mot est la conséquence d’autres maux de l’emploi:  les inégalités qui règne dans les situations de chômage. Les jeunes, les femmes, les seniors étant les plus touchés.

L’accès à l’emploi c’est aussi la précarisation de segments importants de la population active avec un nombre important de travailleurs pauvres. Pauvreté du travail et travail pauvre sont le quotidien de millions de personnes qui voyagent entre contrats à durée déterminée, intérim, contrats saisonniers…

Un accès à l’emploi rendu plus difficile quand la flexibilité est devenue le mot d’ordre dans l’emploi et à l’emploi et fait des réseaux une source de différenciation.

Un accès à l’emploi qui peut rimer avec stigmatisation, celle des demandeurs d’emploi soumis à un accompagnement personnalisé.

Un accès à l’emploi limité “en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques…”. Le Handicap est un mot souvent employé, mais jamais pleinement utilisé pour mettre fin à un des maux de l’emploi : l’accessibilité à l’emploi des personnes en situation de handicap, et ce malgré la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Une loi incapable de guérir les maux qui touchent l’accessibilité des personnes en situation de handicap.

 

Pancarte avec inscriptions Intérimaires sans papiers en grève
Source image : site Flickr.com – Petit_louis

 Un bonheur cédant la place à la peur au travail et du travail

 

Peur de cette responsabilisation de plus en plus accrue de l’employé dont le mot est : l’individualisation. Gestion individuelle, voire personnelle  des salariés axée sur l’évaluation des compétences intégrant connaissances, diplômes, mais aussi savoir-être lié à des aptitudes comportementales et des capacités d’adaptation.

Il en ressort un des maux de l’emploi, celui du “travail sans fin”. La durée, le lieu de travail n’ont plus de frontières pour certaines personnes. Il n’y a plus de lieu de travail emblématique. Les nouvelles formes de travail rendent le travail diffus. “La fatigue d’être soi” dont parle Alain Ehrenberg n’est jamais loin face à ce qu’il qualifie de  “Culte de la performance” qui envahit la société. Les mots stress, dépression, suicide, burn-out entre autres, traduisent désormais mieux les maux du travail.

L’emploi est devenu moderne, mais cet emploi moderne est devenu une source d’inquiétude et de mal-être. Mal-être par cette demande d’être au maximum de ses capacités, de ses possibilités en permanence. Ce tout pour l’emploi, dans l’emploi et par l’emploi, mène non seulement à tous dopés pour l’emploi mais aussi à une “précarisation subjective” et ce même dans les emplois stables.

La peur domine face à la quête de solutions, de difficultés qui caractérisent le travail. La peur de ne pas être à la hauteur, peur de ses entretiens individuels devenant de véritables épreuves. On assiste ainsi à une remise en cause au plan individuel du travail. Le travail n’est plus une source de libération, de réalisation de soi. Il y a un arbitrage entre le travail et les loisirs. La réalisation de soi passe par d’autres activités telles que le sport, le bénévolat.

Dessin avec inscriptions emploi et travail en lettres séparées
Source image : laviesimplement.fr – Lvsimplement

 

Un travail en quête de sens pour une révolution à venir

 

Le sens du travail semble se perdre face à tous ces maux et face à la peur de “La fin du travail”. Fin du travail conséquence pour certains, du progrès technique qui réduit la demande de main d’œuvre, surtout celle peu qualifiée.

Mais, cette marche en avant peut-elle s’arrêter, et faire marche arrière au nom de l’emploi, du travail?

Le travail est ainsi “une valeur en voie de disparition” et “une révolution à venir” selon Dominique Méda. On imagine le travail de demain, au travers du partage du temps de travail. On image un monde sans travail avec un revenu universel.

En effet, en ce qui concerne le travail, il doit y avoir une révolution, mais quelle révolution? Une révolution générale ou individuelle?  

Avec la fin du travail c’est aussi une remise en cause des solidarités au sein de la société.

Durkheim dans “De La division du travail social”, distinguait travail mécanique, propre à la société de la tradition basé sur la similitude, la ressemblance, et symbolisé par la communauté, du travail organique, forme moderne de solidarité qui unit des personnes différentes mais complémentaires. Dans le travail moderne, la complémentarité, la spécialisation est source de lien social.

Au delà de la remise en cause du travail comme valeur centrale, l’emploi c’est avant tout des réalités diverses où certains ont une impression de bonheur, de joie, libération, de réalisation de soi,  alors que d’autres ont un sentiment d’exclusion, d’un monde fort, fort lointain. Il s’agit à la fois de travailler pour vivre et de vivre pour travailler. Un monde dans lequel le travail loisir, plaisir est une inconnue mais pas pour tout le monde. 

Quelques références pour ceux que ça intéresse :

La Fatigue d’être soi. Dépression et société d’Alain Ehrenberg

Le Culte de la performance  d’Alain Ehrenberg

La fin du travail de  Jérémy Rifkin

Le travail : Une valeur en voie de disparition ?   de Dominique Méda

Travail : Une révolution à venir de Dominique Méda

De la division du travail social de Durkheim

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AMKOULLEL ou une leçon de vie pour un bien-être quotidien

Les mots, phrases peuvent être des éléments du bien-être et de l’être bien au quotidien.

On a appris à se détester par les mots, à transmettre la haine par les mots dans la vie de tous les jours, dans le monde virtuel d’internet et particulièrement sur les réseaux sociaux.

On a appris à tuer avec des mots, en manipulant ceux-ci comme une arme, en poussant parfois l’autre à retourner cette arme contre lui, en le poussant au suicide de façon consciente ou pas.

On a appris à faire et défaire l’Homme, le monde avec des mots.

Mais on a aussi appris, à aimer, à s’élever, à éduquer, à enseigner, à transmettre avec des mots afin de faire de ce monde un monde meilleur.

Les mots, les phrases peuvent souligner le mal-être de l’Homme, ce “malaise dans la civilisation” de Freud.
Si comme le soulignait Aristote, l’Homme est un “animal politique” doué de logos (parole) maîtrise t-il pour autant cette parole, ce langage, ces mots?

Or, les mots, les phrases, peuvent être ce petit détail qui nous achève, nous mine le moral…ou nous aide à trouver la force en nous, la force de continuer le quotidien.

Aujourd’hui, je partage avec vous quelques mots, quelques phrases, une leçon de vie, les conseils de la mère de Amadou Hampâté Bâ dans le roman AMKOULLEL.

Une leçon de vie à appliquer en toutes circonstances, peu importe la couleur de la peau, l’origine, les idées, les croyances. Ces mots parlent de moi, de toi, de nous, de vous. Ils sont le vivre ensemble, le vivre bien, le bien-être et l’être bien.

Il s’agit de “faire société”.

Le bien-être et l’être bien c’est penser à soi mais aussi aux autres.

“Soit toi” inclut aussi les autres. On ne peut être soi :

si l’autre n’existe pas et nous permet d’admirer notre reflet à travers ses yeux, son regard.

Si l’autre ne nous permet pas de voir qui l’on est à travers lui.

L’autre c’est le reflet de ce que et qui nous sommes réellement. Le bien-être et l’être bien de l’autre c’est mon bien-être et mon être bien.

Alors, à travers cette leçon de vie veillons à ce que dans le regard de l’autre, à travers l’autre, il y ait un reflet de bien-être et de l’être bien.

 

Conseils donnés par la mère de Amadou Hampâté Bâ à son fils dans le roman AMKOULLEL:

N’ouvre jamais ton mal en présence de qui que ce soit.

La force d’un homme, viens de sa réserve.

Il ne faut étaler ni sa misère, ni sa fortune.

Fortune exhibée appelle jaloux, quémandeurs et voleurs.

N’envie jamais rien, ni personne.

Accepte ton sort avec fermeté, soit patient dans l’adversité et mesuré dans le bonheur.

Ne te juge pas par rapport à ceux qui sont au-dessus de toi, mais par rapport à ceux qui sont moins favorisés que toi.

Ne sois jamais avare.

Fais l’aumône autant que tu le pourras, mais fais-la aux malheureux, plutôt qu’aux petits marabouts ambulants.

Rends le plus de service que tu pourras et demandes-en le moins possible.

fais-le sans orgueil et ne soit jamais ingrat ni envers Dieu, ni envers les hommes.

-Sois fidèle dans tes amitiés et fais tout pour ne pas blesser tes amis.

-Ne te bats jamais avec un homme plus jeune ou plus faible que toi.

-Si tu partages un plat avec des amis ou des inconnus, ne prends jamais un gros morceau, ne remplis pas trop ta bouche d’aliments et surtout ne regarde pas les gens pendant que vous mangez car rien n’est plus vilain que la mastication.

Et ne sois jamais le dernier à te lever; s’attarder autour d’un plat est le propre des gourmands et la gourmandise est honteuse.

-Respecte les personnes âgées.

Chaque fois que tu rencontreras un vieillard, aborde-le avec respect et fais-lui un cadeau si minime soit-il.

demande-lui des conseils et questionne-le avec discrétion.

-Méfie-toi des flatteurs, des femmes de mauvaise vie, des jeux de hasard, de l’alcool.

-Respecte tes chefs, mais ne les mets pas à la place de Dieu.

-Fais régulièrement tes prières.

Confie ton sort à Dieu chaque matin au lever et remercie-le chaque soir avant de te coucher.

S’il vous plaît, ne gardez pas ces précieux conseils pour vous . partagez les avec tous ceux que vous aimez !!!

 

 

Bibliographie et information sur Amadou Hampâté Bâ : ici

Amadou Hampâté Bâ, Amkoullel, l’enfant peul 

 

A découvrir également : “L’étrange destin de Wangrin”  publié en 1973 :  roman qui raconte l’histoire d’un ami de l’auteur ivoirien, dans l’Afrique occidentale française du début du XXè siècle.

 

Découvrir un extrait : lecteur France culture ci-dessous

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L’oubli, l’un des grands débats de l’Humanité 2 : l’Histoire et la mémoire

 

Je vous raconterais bien volontiers mon histoire mais êtes-vous certain que ce ne sont pas des histoires?

J’ai la mémoire qui flanche quand il s’agit de parler de moi, de mon histoire mais pas quand il s’agit de raconter des histoires !

Pourquoi sommes-nous obsédés par la mémoire? Mémoire, subjective, celle d’hier, d’aujourd’hui et de demain? Mémoire plurielle, la mienne, la tienne, la vôtre, la nôtre, la leur.

Histoire et mémoire face à l'oubli
Source image : Lvsimplement-laviesimplement.fr

 

L’Histoire, objective et universelle, rejette parfois la mémoire car  subjective, c’est celle qui flanche, c’est celle sujette à des trous.

Trous de mémoire qui expliquent peut-être la guerre des mémoires dont la manifestation la plus concrète se traduit par les lois mémorielles et l’obsession du “devoir de mémoire”.

Cette volonté de la mémoire d’être plus vraie, réelle et approuvée par l’autre, les autres. Ce besoin de reconnaissance qui cache les lacunes de la mémoire. Lacunes parfois comblées ou confortées par l’Histoire.

La mémoire, reconstruction affective du passé, c’est celle qui est trahie par le témoignage et sauvée par l’Histoire. Sans témoignage y aurait-il eu une mémoire et sans mémoire aurait-on une Histoire?

L’Histoire, quelle Histoire?  La mienne, la tienne, la vôtre, la nôtre ou la leur?

Il existe des histoires, histoires des individus mais une Histoire du monde, des peuples, des nations. Une Histoire, étude scientifique du passé.

Les faits trouvent leur consécration dans l’Histoire. Le monde a besoin de l’Histoire. Comme l’a souligné Hérodote qui fonda la discipline historique, à travers son ouvrage “L’enquête” :

“Hérodote d’Halicarnasse présente ici les résultats de son enquête (historia) afin que le temps n’abolisse pas les travaux des hommes et que les grands exploits accomplis soit par les Grecs, soit par les Barbares, ne tombent pas dans l’oubli.”

 

Une mémoire qui passe
Source image : site Flickr.com-Paulo Valdivieso, une mémoire qui passe, Marvão, Portugal

 

Le monde a besoin de l’Histoire pour se souvenir, pour avoir une mémoire. Le monde a besoin de l’Histoire afin de préserver cette mémoire pour ne pas répéter les erreurs du passé. Pour que les erreurs du passé ne tombent pas dans l’oubli.

Cependant :

“L’Histoire se répète toujours…Les leçons du passé se perdent dans nos souvenirs et se troublent dans nos témoignages!” Lvsimplement

La répétition des erreurs du passé, leur reproduction, leur traduction dans l’Histoire, pose la question de l’utilité de l’Histoire.

L’Histoire c’est ce qui est vu et su. C’est un travail de recherche, d’exploration, d’information, puis le résultat de ce travail et, enfin, sa relation verbale ou écrite.

L’Histoire n’est rien sans la mémoire qui permet à l’Histoire de passer le temps, les époques, de s’inscrire dans les têtes, les cœurs, les esprits et de se coucher sur du papier.

La mémoire n’est rien sans l’Histoire car celle-ci permet de la conserver, de la préserver des trous de mémoire et de la rendre opposable à soi, aux autres. Avec l’Histoire, la mémoire devient incontestable ou du moins devient universelle! Il n ‘y a plus des mémoires mais une mémoire. L’Histoire c’est la mémoire unique, l’unité des mémoires, l’unité d’un peuple, d’une nation, l’unité du monde!

La peur n’est jamais loin. La peur de l’oubli, qui conduit à cette guerre des mémoires. Peur d’être des hommes sans histoires, un peuple, une nation sans Histoire, un monde sans Histoire mais également peur d’être sans mémoire.

La peur de ne pas laisser notre empreinte, notre Histoire dans le temps, les époques mais aussi dans les mémoires.

Mais la mémoire  :

c’est celle qui est refoulée quand le passé est trop douloureux,

c’est celle qui est reconstruite par le témoignage,

c’est celle qui est sujette “l’obsession mémorielle”.

Perdre sa mémoire revient à effacer son histoire. On est seul(e) à détenir son histoire dans son intégralité. Seul(e) à en connaître les failles, à la troubler,  à la rendre illisible, à la fabriquer.

Notre histoire nous appartient et nous en sommes les maîtres. Notre histoire peut être répétée mais elle se perd et perd  à chaque fois un peu de lien avec nous.

Nous sommes notre histoire, nous sommes notre mémoire.

Mais mémoire sans conscience, cela est-il vraiment utile? Se souvenir, avoir une mémoire, c’est avoir une conscience. Conscience de son Histoire et de ses erreurs.

 

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Domptez vos cheveux crépus

Il faut connaître comment est fait le cheveu crépu pour pouvoir en prendre bien soin.

Caractéristiques du cheveu crépu

C’est un cheveu aplati qui pousse en spirale. Cette caractéristique rend sa pousse plus longue, car il va prendre plus de temps pour traverser le cuir chevelu.

C’est aussi un cheveu sec ( tout comme la peau noire). Cette sécheresse est due au fait que les glandes sébacées responsables de la  lubrification du cuir chevelu sont plus petites d’où le déficit en sébum.

Côté couleurs, les nuances sont plutôt foncées à cause de la prédominance des pigments granuleux allant du brun rouge au noir intense.

Dès lors qu’on connaît tous ses éléments, on pourra s’occuper aux mieux de nos cheveux.Il est vrai que les cheveux crépus demandent beaucoup d’attention et de patience.

Cheveux crépus on vous adore!
Source image : Lvsimplement – laviesimplement.fr

Soin du cheveu crépu

Comment peut-on les entretenir  au quotidien ?

Un beau cheveu doit être propre.

 Comment les laver sans les abîmer?

Il faut tout d’abord bien choisir son shampooing. A savoir que les shampooings prévus pour les cheveux lisses sont souvent inadaptés pour les cheveux crépus, parce qu’ils contiennent des substances empêchant les cheveux de graisser.

Orienter votre choix vers des shampooings doux spécifiques des cheveux “afro” à base d’actifs surgraissants à l’exemple de l’huile d’olive( voir la gamme olive oil, activilong, Garnier, phytospécific etc…).

Si possible utiliser des produits naturels, biologiques.

A quelle fréquence doit-on se laver les cheveux?

Pour les femmes, il est nécessaire et suffisant de se laver les cheveux une fois par semaine. Mais on peut aller au-delà en fonction des activités et du type de cheveux.. . Cependant, de part la nature des cheveux crépus, on utilise souvent des produits gras accentuant la desquamation du cuir chevelu.

Quant aux hommes, un lavage journalier est possible mais avec des shampooings doux.

Pour celles qui utilisent un après-shampooing, il faudrait qu’il soit hydratant et démêlant. Vous pouvez choisir entre un  après-shampooing avec ou sans rinçage.

Optez pour sa rapidité un shampooing sans rinçage. Ce dernier a aussi pour avantages d’éviter d’abîmer les cheveux et de faire des économies d’eau remplie de calcaire.

Si vous optez pour l’après-shampooing avec rinçage, pour les moins frileuses, faites-le avec de l’eau froide, cela permet de resserrer les écailles des cheveux.

Petite astuce : pour plus de brillance ajoutez dans l’eau de rinçage un peu de vinaigre ou de jus de citron aux vertus anti-calcaire.

Pour la partie la plus amusante!!! (,vous avez deviné ce que c’est ? ) : le démêlage.

Tout d’abord il vous faut un bon peigne à dents écartés “peigne afro”.

Là aussi il y a deux écoles:

  •    celles qui préfèrent démêler leurs cheveux avant le shampooing. Cela active la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu, élimine les cellules mortes et les poussières.
  •     celles qui le font cheveux mouillés (phase après-shampooing ou masque…), car c’est bien plus facile de les démêler. Cela évite la casse du cheveu crépu déjà trop fragile. Bien sûr tout le monde n’est pas logé à la même enseigne!

Peu importe votre choix, toujours commencer par démêler des pointes vers les racines.

J’espère que ces quelques lignes vous apporteront douceur, souplesse, brillance, épaisseur et longueur!

Femme noire, souriante et fière
Source image : site Flickr.com – Ludovic Etienne (identité 13)

 

Pour les gammes vous avez pour ceux que ça intéresse :

 

Pour la gamme phytospéciphic :

 

Pour la gamme Bio Beliflor vous avez par exemple :

BELIFLOR Huile sèche nutritive cheveux secs – 125ml

Beliflor Masque Capillaire Restructurant 250 ml

 

Pour la gamme Olive oil vous avez par exemple:

Shampooing Crémeux à l’Aloe Vera et à l’Huile d’Olive 370ml

Après-Shampoing Réparateur Profond – Olive Oil – Organic Root Stimulator

Après-Shampoing Réparateur Profond – Olive Oil – Organic Root Stimulator

Crème à l’Huile d’Olive 170g

 

Pour la gamme activilong on peut citer :

 

Activilong Natural Touch Lait Coiffant Hibiscus et Aloe Vera Bio 240 ml

Activilong Richesse des Cheveux Sérum Nutrition et Brillance aux Huiles de Rosier Muscat et Jojoba Bio 75 ml

Activilong Actirepair Huile Réparatrice Fantastic Oil aux Huiles d’Olive et Avocat Bio 100 ml

 

Pour la gamme garnier :

Garnier Cheveux Crépus ou défrisés

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“Le colonialisme vert”: l’ère de la nature contre l’Homme et de l’Homme contre-nature?

Dans un article du Monde Afrique en date du 6 janvier 2017 (lien dessous), le WWF, Fonds mondial pour la nature, ONG de protection de la nature, est accusé de “violation des droits de l’Homme” au Cameroun.

 

Catastrophe de Bhopal 1984
Source photo : site Flickr.com – Jean-Pierre Dalbéra

Une plainte a été déposée à cet effet devant l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE).

Le fonds mondial pour la nature (WWF) est mis en cause pour des violences à l’encontre de l’ethnie Baka. Cependant, l’argent de cette dernière participe au budget de fonctionnement des aires protégées au Cameroun.

Il existerait donc un “colonialisme vert”. L’Homme ne serait-il plus le maître et possesseur de la nature comme le soulignait Descartes?

L’Homme contre la nature

 

Le cogito cartésien a conduit l’Homme à s’ériger en “Maître et possesseur de la nature”. Parce que l’Homme a le pouvoir de s’autofonder, de s’autoconstituer, il a arraisonné la nature. La Science et la technique ont conduit a des dérives et des catastrophes. Les conséquences de l’excès de l’industrialisation et du développement économique ont appelé la nécessité d’une “éthique nouvelle” face au progrès.

Cette nécessité verra le jour lors de moment de crise. La première rupture remonte à la première guerre mondiale, la bombe d’Hiroshima. Le 26 avril 1986  à la suite de l’accident nucléaire deTchernobyl, le monde découvrait les limites des frontières face aux accidents technologiques majeurs.

L’Homme a depuis longtemps mis ses intérêts (économiques, politiques, privés) au-dessus de ceux de la nature et ne cesse d’ailleurs de le faire comme le démontre les difficultés d’application de la COP21. C’est l’économie, la politique, le politique… contre la nature, l’Homme contre la nature.

Le tout accentué par la mondialisation et le rapport d’interdépendance au niveau mondial. Un accident technologique majeur entraînant une catastrophe environnementale a de fortes chances de se répercuter à divers endroits du globe.

La nature contre l’Homme

 

Catastrophe provoquée par un Tsunami
Source photo : site Flickr.com – Yisris : Tsunami

 

Face à la peur, la peur de la fin de l’Homme, on va assister à la naissance de “la  civilisation du risque“.

Au-delà de la peur, c’est la réaction des individus et de la société qui soulève des interrogations.

La protection de la nature va conduire à la mise en place de plusieurs solutions. C’est le cas notamment du principe de précaution et du développement durable.

Le principe de précaution apparaît pour la première fois dans les années 1970 et fera l’objet d’une consécration publique au sommet de Rio de 1992.

Principe inspiré du principe de responsabilité de Hans Jonas, philosophe allemand. Le principe de responsabilité implique de dépasser le cadre présent et à prendre en compte les générations futures. Selon Hans Jonas, c’est la peur qui peut provoquer une réaction suffisante afin de limiter l’utilisation du progrès technique. La peur serait bonne conseillère.

Dans le cadre du principe de précaution, il est question de définir “une politique environnementale précautionneuse” qui demanderait “que les ressources naturelles soient protégées et gérées avec soin“.

En France la loi Barnier de 1995 a inscrit la Précaution dans le droit français. Aujourd’hui c’est l’article 5 de la Charte de l’environnement qui encadre le principe de précaution.

Le principe de précaution a ceci de dangereux car comme l’Homme il n’est pas parfait :il repose sur un risque imaginaire.

Comme le souligne Jean de Kervasdoué  dans un ouvrage paru en 2010, “la peur est au-dessus de nos moyens”. Le principe de précaution a pour but premier de permettre à la puissance publique de décider dans les domaines incertains de l’environnement et de la santé. Toutefois, on assiste a un détournement par l’individu. Ce principe est utilisé dans sa dimension la plus subjective (angoisse, stress), et donne à l’individu les moyens de s’opposer à l’État.

Maurice Strong secrétaire général de la conférence des Nations Unies de Stockholm en 1972, puis celle de Rio en 1992 déclara :

“Nous sommes la première génération qui se rend compte que tout est entre nos mains, car c’est la première qui a la possibilité de tout détruire”.

Il y a donc un discours très officiel de protection de la nature qui va être accompagné par des actes et notamment par la mise en place de la notion de développement durable.

C’est en 1987, suite au rapport Brundtland qu’apparaît pour la première fois l’expression “développement durable”. L’objectif est clair, il s’agit de préserver “Notre avenir à tous”.

Le développement durable, est un “mode de développement qui satisfait les besoins du présent en permettant aux générations futures de satisfaire les leurs”. Ce développement induit une conciliation de l’écologie, de l’économie et du social.

“Le colonialisme vert” : l’Homme contre-nature ou la nature humaine à découvert

 

Selon le principe 10 de la Déclaration de Rio :

“La meilleure façon de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens concernés, au niveau qui convient.”

Les violences envers des individus vivant dans l’espace protégé n’ont donc pas lieu d’être. Ils doivent donc faire partie de la solution pour la protection de la nature.

Les moyens de protection de l’environnement mis en place, donnent ainsi à l’ Homme, du moins à certains hommes, le moyen de se retourner contre l’être humain au nom de la protection de la nature.

La protection de la nature justifierait-elle la violation des droits de l’Homme? Où sont donc passées les bonnes résolutions du sommet de Rio? Sommes-nous à l’ère du “nouvel ordre écologique” de Luc Ferry? L’arbre, l’animal, l’Homme?

Un nécessaire équilibre entre les droits de la nature et les droits de l’Homme s’impose. L’Homme n’est rien sans la nature certes, mais la protection de la nature n’existerait pas sans l’Homme.

Sommes-nous à la fin de l’exception humaine?

L’Homme serait donc capable d’oublier ses intérêts et donner une primauté à la nature. Mais détrompons-nous. L’Homme contre-nature n’existe pas ou presque, les hommes s’entretuent depuis longtemps. Il y a toujours eu un maître et un esclave. Il y a toujours eu de la violence. C’est le terrain de jeu qui change. Dans ce cas, le terrain de jeu est la nature, l’environnement.

L’Homme reste ainsi maître et possesseur de la nature au sens premier du terme car ce sont ses moyens (argent) qui protègent cette nature! Les intérêts priment avant tout! Les droits de l’Homme semblent être le fait d’un Homme qui veut lutter contre sa nature.

Or, nous sommes tous maîtres et possesseurs de la nature dans l’intérêt de tous et des générations futures, dans le cadre de sa protection.

Dans ce cas comment peut-on construire une vie durable et un monde durable?

      

Lien vers l’article du Monde Afrique du 6 janvier 2017 :

 

    Article du monde en citation dans le tweet ci-dessous:  

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5 choses à savoir sur la liberté, nos libertés.

La dame de la liberté
Source image : site Flickr.com- Lawrence OP

Nos libertés :

→ Peuvent s’exprimer…

 

Car elles font l’objet de reconnaissance dans les différentes Conventions internationales, dans le droit interne.

C’est le cas notamment :

Article 1er de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, communément dite Convention Européenne des Droits de l’Homme, ci-après CEDH : « Les Hautes parties contractantes reconnaissent à toute personne relevant de leur juridiction les droits et libertés définis… »

– la liberté de pensée, d’opinion, d’expression et de religion :

Article 9 de la  CEDH relatif à la liberté de pensée, de conscience et de religion : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion »


Article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen 1789, ci-après DDHC : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement … »

– de la laïcité :

Les deux valeurs fondatrices de cette dernière: la liberté et l’égalité. C’est parce que nous sommes libres et égaux que la loi du 9 décembre 1905 sur la laïcité a pour conséquence la neutralité de l’État envers la religion. Neutralité qui permet à chaque religion de s’exprimer.

Article 5 CEDH : « Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales... »

sous certaines conditions…

 

Car elles sont relatives :

 Elles nécessitent une conciliation

 

Par rapport aux autres :

Article 4 de la DDHC 1789 « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui… ».

Par rapport aux normes régissant la société et permettant de « faire société » :

C’est le cas de l’Ordre public. La CEDH article 9 : « La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou à la protection des droits et libertés d’autrui.” 

Article 10 de la DDHC 1789 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre établi par la loi. »

Par rapport aux différentes libertés :

La liberté d’expression (liberté d’opinion, liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées) :

Article 10 alinéa 2 CEDH :  « ...L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre… ».

Article 11 de la DDHC « ...tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

La liberté religieuse :

Loi n°2004-228 du 15 mars 2004 encadrant le port des signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. Loi n°2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public.

Vivre libre ou mourir
Source image : site Flickr.com- Denis Bocquet

 Et font l’objet de protection

– Les moyens de protection hors juridiction :

 

Le citoyen :

La désobéissance civile, le droit de pétition, le référendum, le vote…

L’Administration (gouvernement)au quotidien :

Par l’édition de lois et d’arrêtés. Par la protection de l’Ordre public au moyen de la police et de mesures de sécurité…

Les associations :

Lutte contre les atteintes aux libertés, par des actions (le testing par exemple) et par la représentation pour certaines d’entre-elles en justice lors des atteintes aux libertés qu’elles défendent.

Les autorités indépendantes :

Le défenseur des droits (autorité constitutionnelle indépendante) : article 71-1 de la Constitution « Le défenseur des droits veille au respect des droits et libertés par les administrations de l’État, les collectivités territoriales, des établissements publics, ainsi que par tout organisme investi d’une mission de service public, ou à l’égard duquel la loi organique lui attribue des compétences. ». La saisine est directe.

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté (loi n°2007-1545 du 30 octobre 2007), est chargé : «  de contrôler les conditions de prise en charge et de transfèrement des personnes privées de liberté, afin de s’assurer du respect de leurs droits fondamentaux. Il exerce, aux mêmes fins, le contrôle de l’exécution par l’administration des mesures d’éloignement prononcées à l’encontre d’étrangers jusqu’à leur remise aux autorités de l’État de destination. ».
Il contrôle ainsi, les établissements pénitentiaires, les établissements hospitaliers dans le cadre notamment de l’hospitalisation sans consentement, les établissements placés sous autorité conjointe du ministère de la santé et du ministère de la justice à l’exemple du Centre socio-médico-judiciaire, les locaux de garde à vue (le procureur de la République , les députés et sénateurs disposent également d’un droit de visite) et les locaux de rétention douanière.

– Les moyens de protection dans le cadre de la justice, autorité judiciaire et institution

 

Au niveau international :

Cela passe par la protection des droits de l’Homme, on peut citer :

la Cour européenne des droits de l’homme par exemple dont la saisine peut se faire par requête individuelle ou interétatique. Celle-ci ne peut avoir lieu qu’après avoir épuisé les voies de recours internes . Les arrêts de la Cour sont obligatoires pour les États qui ont été condamnés.

La Cour pénale internationale : Mise en place par le Statut de Rome de 1998, entré en vigueur en juillet 2002. Elle est chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression, de crime de guerre. Cependant, elle ne peut exercer sa compétence qu’en cas de défaut de volonté ou d’incompétence des juridictions nationales pour juger de tels crimes.

Au niveau interne :

L’autorité judiciaire :

Gardienne de la liberté individuelle selon l’article 66 de la Constitution. La loi constitutionnelle du 3 juin 1958 admet une conception plurielle des libertés : l’autorité judiciaire assure le respect des libertés essentielles.

Le Conseil d’État :

A travers notamment le recours pour excès de pouvoir, le référé suspension (article L 521-1 du Code de justice administrative) et le référé liberté  (article L 521-2 du Code de justice administrative).

Le Conseil constitutionnel :

Par le contrôle de constitutionnalité des lois (article 61 de la Constitution) et la question prioritaire de constitutionnalité (article 61-1 de la Constitution).

Les politiques :

Grâce à la politique, l’art de gouverner la cité, à des actions et des engagements.

Mais la liberté…

→ …est un combat :

 

dans l’histoire : la Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique de 1776, la Révolution française de 1789, l’esclavage, la lutte pour les droits politiques et civiques (le droit de vote des femmes, le combat de Nelson Mandela contre l’apartheid , États-Unis dans les années 60 avec le black panther party…).

au quotidien : la liberté n’est jamais définitivement acquise, elle doit être conservée, protégée et même propagée (mais attention aux dérives!).

→…est confrontée aux limites de l’individualisme :

 

Article 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits… »

La liberté ne signifie pas égalité, mais l’égalité permet de la modérer. C’est parce que nous sommes égaux que nous sommes des hommes libres. Toutefois, l’égalité est affaire de culture.

Risque d’anarchie : l’anarchie est l’espérance d’une société sans gouvernement, sans domination, où les individus collaborent et coopèrent librement pour créer un ordre plus juste et un développement harmonieux. Le problème réside dans la contestation de l’État et l’absence de reconnaissance des droits de l’homme. Moyen d’action : la violence.

Risque de totalitarisme : Alexis de Tocqueville “De la Démocratie en Amérique” : retrait de chacun dans sa sphère privée. Ce qui laisse la place à toutes sortes de dérives.

Le libéralisme : rien est au dessus de l’individu et de sa liberté. Problème du libéralisme économique et notamment quant à la transmission des richesses. Peut-on être libre si on ne dispose pas de moyens suffisants?

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