Quand la solidarité se paye!

Quand la solidarité se paye qui doit-on blâmer? Le progrès de la société, l'économie ou l'individu? Ce qui est sûr le progrès de la société ne peut avoir lieu sans le consentement de l'individu puisque la société repose sur ce dernier. L'individu est à la base des institutions de la société par voie de conséquence des formes de solidarité.  Plusieurs auteurs ont souligné cette évolution tels que Durkheim, Karl Polanyi (voir commentaires facebook article ci-dessous).

Quand la solidarité se paye, c'est l'individu qui paye et particulièrement l'individualisme qui encaisse la différence. L'individualisme pousse à la "fabrique des solitudes" qui se trouve être un nouveau terrain de "jeu" du marché. La recherche du profit sur la misère humaine, la souffrance humaine. Y-a-t-il une limité au marché de la souffrance humaine? Bien sûr il existe des ilots de résistance mais qui ne sont que là pour palier les inconvénients du "Tout économie" "Tout négociable sur le marché"...

Quand la solidarité se paye, on est pas loin de la "Fatigue d'être soi" de Alain Ehrenberg. La construction du lien social reposant sur l'individu, ce dernier est soumis à une pression énorme chaque jour car il faut se construire mais également le lien avec les autres doit être construit. Mais que se passe t-il dans une société où l'exclusion devient de plus en plus la norme et concerne tous les aspects de la vie en société? Ainsi, quand on est incapable de se construire soi-même, il est plus facile de payer la solidarité et le plus souvent grâce à l'apport de l'État providence. Ce dernier, vient à la rescousse de l'individu quand ce dernier est incapable ou n'a pas la chance de faire partie de la grande solidarité qu'est la société.

Quand la solidarité se paye, la société ne fait que payer "Le culte de la performance"  de Alain Ehrenberg, qu'elle a institué en valeur suprême. Cette performance qui détermine nos choix, nos comportements, nos seulement vis-à-vis de nous mais également face aux autres et de ceux-ci envers nous. Quand on arrête d'être performant, on est exclu de la sphère de socialisation en général. Cette sphère conditionnée par l'individu. Il reste donc une chose : payer la solidarité et cela si on a les moyens de le faire ... Ou faire appel aux derniers îlots de solidarité...Ou bien encore ne plus faire partie de la société car la solidarité semble être impossible à atteindre, difficile à recevoir, une souffrance!

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L’art de soi et l’art de l’autre

Le bien-être c'est aussi cela : l'art une façon de se découvrir et de découvrir les autres en tant qu'individus, collectivité, communauté humaine. C'est l'ouverture sur le monde et les autres. C'est l'ouverture sur soi-même... L'art postule la fin du repli sur soi, mais également la peur de l'instrumentalisation à des fins propres, intérêts particuliers, identitaires...Comme l'est le paradoxe qui entoure l'être humain! L'art peut être aussi regardé comme l'art de soi (savoir qui ont est et où l'on va...Bref se maîtriser et faire de sa vie un art) mais aussi comme l'art de l'autre : connaître son prochain peut-être pas comme soi-même, mais connaître les failles humaines pour en faire une force qui servira pour la maîtrise de soi, l'art de soi. Il s'agit également de connaître les "côtés positifs" de l'autre, de son environnement pour en faire un monde de bonheur partagé en utilisant les ressources de l'être humain. Comme toute ressource celle-ci a cette limite que l'on apprend à "maîtriser", à connaître avec le temps... Le temps est donc un facteur essentiel dans l'art de soi et de l'autre...C'est comme le cycle de l'être humain : on naît, on grandit et on meure...Nos connaissances sur nous et sur les autres peuvent donc trouver des limites et s'éteindre avec le temps. La vie est un travail perpétuel. Le bonheur, le bien-être ne trouvera personne sur son lit. C'est une quête de chaque jour, un renouvellement...Alors quelque soit la situation, la patience a également une vertu. L'art de soi c'est le retour à ce qu'il y a de primitif en nous afin de trouver un sens à sa vie, d'en modifier les contours, de pouvoir évoluer, de pouvoir affronter l'autre en connaissant ses faiblesses et ses forces, de pouvoir cerner les contours de l'autre. L'art c'est s'exprimer... L'art c'est se laisser vivre en respectant les autres pour le bien-être commun!

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