AMKOULLEL ou une leçon de vie pour un bien-être quotidien

Les mots, phrases peuvent être des éléments du bien-être et de l’être bien au quotidien.

On a appris à se détester par les mots, à transmettre la haine par les mots dans la vie de tous les jours, dans le monde virtuel d’internet et particulièrement sur les réseaux sociaux.

On a appris à tuer avec des mots, en manipulant ceux-ci comme une arme, en poussant parfois l’autre à retourner cette arme contre lui, en le poussant au suicide de façon consciente ou pas.

On a appris à faire et défaire l’Homme, le monde avec des mots.

Mais on a aussi appris, à aimer, à s’élever, à éduquer, à enseigner, à transmettre avec des mots afin de faire de ce monde un monde meilleur.

Les mots, les phrases peuvent souligner le mal-être de l’Homme, ce “malaise dans la civilisation” de Freud.
Si comme le soulignait Aristote, l’Homme est un “animal politique” doué de logos (parole) maîtrise t-il pour autant cette parole, ce langage, ces mots?

Or, les mots, les phrases, peuvent être ce petit détail qui nous achève, nous mine le moral…ou nous aide à trouver la force en nous, la force de continuer le quotidien.

Aujourd’hui, je partage avec vous quelques mots, quelques phrases, une leçon de vie, les conseils de la mère de Amadou Hampâté Bâ dans le roman AMKOULLEL.

Une leçon de vie à appliquer en toutes circonstances, peu importe la couleur de la peau, l’origine, les idées, les croyances. Ces mots parlent de moi, de toi, de nous, de vous. Ils sont le vivre ensemble, le vivre bien, le bien-être et l’être bien.

Il s’agit de “faire société”.

Le bien-être et l’être bien c’est penser à soi mais aussi aux autres.

“Soit toi” inclut aussi les autres. On ne peut être soi :

si l’autre n’existe pas et nous permet d’admirer notre reflet à travers ses yeux, son regard.

Si l’autre ne nous permet pas de voir qui l’on est à travers lui.

L’autre c’est le reflet de ce que et qui nous sommes réellement. Le bien-être et l’être bien de l’autre c’est mon bien-être et mon être bien.

Alors, à travers cette leçon de vie veillons à ce que dans le regard de l’autre, à travers l’autre, il y ait un reflet de bien-être et de l’être bien.

 

Conseils donnés par la mère de Amadou Hampâté Bâ à son fils dans le roman AMKOULLEL:

N’ouvre jamais ton mal en présence de qui que ce soit.

La force d’un homme, viens de sa réserve.

Il ne faut étaler ni sa misère, ni sa fortune.

Fortune exhibée appelle jaloux, quémandeurs et voleurs.

N’envie jamais rien, ni personne.

Accepte ton sort avec fermeté, soit patient dans l’adversité et mesuré dans le bonheur.

Ne te juge pas par rapport à ceux qui sont au-dessus de toi, mais par rapport à ceux qui sont moins favorisés que toi.

Ne sois jamais avare.

Fais l’aumône autant que tu le pourras, mais fais-la aux malheureux, plutôt qu’aux petits marabouts ambulants.

Rends le plus de service que tu pourras et demandes-en le moins possible.

fais-le sans orgueil et ne soit jamais ingrat ni envers Dieu, ni envers les hommes.

-Sois fidèle dans tes amitiés et fais tout pour ne pas blesser tes amis.

-Ne te bats jamais avec un homme plus jeune ou plus faible que toi.

-Si tu partages un plat avec des amis ou des inconnus, ne prends jamais un gros morceau, ne remplis pas trop ta bouche d’aliments et surtout ne regarde pas les gens pendant que vous mangez car rien n’est plus vilain que la mastication.

Et ne sois jamais le dernier à te lever; s’attarder autour d’un plat est le propre des gourmands et la gourmandise est honteuse.

-Respecte les personnes âgées.

Chaque fois que tu rencontreras un vieillard, aborde-le avec respect et fais-lui un cadeau si minime soit-il.

demande-lui des conseils et questionne-le avec discrétion.

-Méfie-toi des flatteurs, des femmes de mauvaise vie, des jeux de hasard, de l’alcool.

-Respecte tes chefs, mais ne les mets pas à la place de Dieu.

-Fais régulièrement tes prières.

Confie ton sort à Dieu chaque matin au lever et remercie-le chaque soir avant de te coucher.

S’il vous plaît, ne gardez pas ces précieux conseils pour vous . partagez les avec tous ceux que vous aimez !!!

 

 

Bibliographie et information sur Amadou Hampâté Bâ : ici

Amadou Hampâté Bâ, Amkoullel, l’enfant peul 

 

A découvrir également : “L’étrange destin de Wangrin”  publié en 1973 :  roman qui raconte l’histoire d’un ami de l’auteur ivoirien, dans l’Afrique occidentale française du début du XXè siècle.

 

Découvrir un extrait : lecteur France culture ci-dessous

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L’oubli, l’un des grands débats de l’Humanité 2 : l’Histoire et la mémoire

 

Je vous raconterais bien volontiers mon histoire mais êtes-vous certain que ce ne sont pas des histoires?

J’ai la mémoire qui flanche quand il s’agit de parler de moi, de mon histoire mais pas quand il s’agit de raconter des histoires !

Pourquoi sommes-nous obsédés par la mémoire? Mémoire, subjective, celle d’hier, d’aujourd’hui et de demain? Mémoire plurielle, la mienne, la tienne, la vôtre, la nôtre, la leur.

Histoire et mémoire face à l'oubli
Source image : Lvsimplement-laviesimplement.fr

 

L’Histoire, objective et universelle, rejette parfois la mémoire car  subjective, c’est celle qui flanche, c’est celle sujette à des trous.

Trous de mémoire qui expliquent peut-être la guerre des mémoires dont la manifestation la plus concrète se traduit par les lois mémorielles et l’obsession du “devoir de mémoire”.

Cette volonté de la mémoire d’être plus vraie, réelle et approuvée par l’autre, les autres. Ce besoin de reconnaissance qui cache les lacunes de la mémoire. Lacunes parfois comblées ou confortées par l’Histoire.

La mémoire, reconstruction affective du passé, c’est celle qui est trahie par le témoignage et sauvée par l’Histoire. Sans témoignage y aurait-il eu une mémoire et sans mémoire aurait-on une Histoire?

L’Histoire, quelle Histoire?  La mienne, la tienne, la vôtre, la nôtre ou la leur?

Il existe des histoires, histoires des individus mais une Histoire du monde, des peuples, des nations. Une Histoire, étude scientifique du passé.

Les faits trouvent leur consécration dans l’Histoire. Le monde a besoin de l’Histoire. Comme l’a souligné Hérodote qui fonda la discipline historique, à travers son ouvrage “L’enquête” :

“Hérodote d’Halicarnasse présente ici les résultats de son enquête (historia) afin que le temps n’abolisse pas les travaux des hommes et que les grands exploits accomplis soit par les Grecs, soit par les Barbares, ne tombent pas dans l’oubli.”

 

Une mémoire qui passe
Source image : site Flickr.com-Paulo Valdivieso, une mémoire qui passe, Marvão, Portugal

 

Le monde a besoin de l’Histoire pour se souvenir, pour avoir une mémoire. Le monde a besoin de l’Histoire afin de préserver cette mémoire pour ne pas répéter les erreurs du passé. Pour que les erreurs du passé ne tombent pas dans l’oubli.

Cependant :

“L’Histoire se répète toujours…Les leçons du passé se perdent dans nos souvenirs et se troublent dans nos témoignages!” Lvsimplement

La répétition des erreurs du passé, leur reproduction, leur traduction dans l’Histoire, pose la question de l’utilité de l’Histoire.

L’Histoire c’est ce qui est vu et su. C’est un travail de recherche, d’exploration, d’information, puis le résultat de ce travail et, enfin, sa relation verbale ou écrite.

L’Histoire n’est rien sans la mémoire qui permet à l’Histoire de passer le temps, les époques, de s’inscrire dans les têtes, les cœurs, les esprits et de se coucher sur du papier.

La mémoire n’est rien sans l’Histoire car celle-ci permet de la conserver, de la préserver des trous de mémoire et de la rendre opposable à soi, aux autres. Avec l’Histoire, la mémoire devient incontestable ou du moins devient universelle! Il n ‘y a plus des mémoires mais une mémoire. L’Histoire c’est la mémoire unique, l’unité des mémoires, l’unité d’un peuple, d’une nation, l’unité du monde!

La peur n’est jamais loin. La peur de l’oubli, qui conduit à cette guerre des mémoires. Peur d’être des hommes sans histoires, un peuple, une nation sans Histoire, un monde sans Histoire mais également peur d’être sans mémoire.

La peur de ne pas laisser notre empreinte, notre Histoire dans le temps, les époques mais aussi dans les mémoires.

Mais la mémoire  :

c’est celle qui est refoulée quand le passé est trop douloureux,

c’est celle qui est reconstruite par le témoignage,

c’est celle qui est sujette “l’obsession mémorielle”.

Perdre sa mémoire revient à effacer son histoire. On est seul(e) à détenir son histoire dans son intégralité. Seul(e) à en connaître les failles, à la troubler,  à la rendre illisible, à la fabriquer.

Notre histoire nous appartient et nous en sommes les maîtres. Notre histoire peut être répétée mais elle se perd et perd  à chaque fois un peu de lien avec nous.

Nous sommes notre histoire, nous sommes notre mémoire.

Mais mémoire sans conscience, cela est-il vraiment utile? Se souvenir, avoir une mémoire, c’est avoir une conscience. Conscience de son Histoire et de ses erreurs.

 

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Domptez vos cheveux crépus

Il faut connaître comment est fait le cheveu crépu pour pouvoir en prendre bien soin.

Caractéristiques du cheveu crépu

C’est un cheveu aplati qui pousse en spirale. Cette caractéristique rend sa pousse plus longue, car il va prendre plus de temps pour traverser le cuir chevelu.

C’est aussi un cheveu sec ( tout comme la peau noire). Cette sécheresse est due au fait que les glandes sébacées responsables de la  lubrification du cuir chevelu sont plus petites d’où le déficit en sébum.

Côté couleurs, les nuances sont plutôt foncées à cause de la prédominance des pigments granuleux allant du brun rouge au noir intense.

Dès lors qu’on connaît tous ses éléments, on pourra s’occuper aux mieux de nos cheveux.Il est vrai que les cheveux crépus demandent beaucoup d’attention et de patience.

Cheveux crépus on vous adore!
Source image : Lvsimplement – laviesimplement.fr

Soin du cheveu crépu

Comment peut-on les entretenir  au quotidien ?

Un beau cheveu doit être propre.

 Comment les laver sans les abîmer?

Il faut tout d’abord bien choisir son shampooing. A savoir que les shampooings prévus pour les cheveux lisses sont souvent inadaptés pour les cheveux crépus, parce qu’ils contiennent des substances empêchant les cheveux de graisser.

Orienter votre choix vers des shampooings doux spécifiques des cheveux “afro” à base d’actifs surgraissants à l’exemple de l’huile d’olive( voir la gamme olive oil, activilong, Garnier, phytospécific etc…).

Si possible utiliser des produits naturels, biologiques.

A quelle fréquence doit-on se laver les cheveux?

Pour les femmes, il est nécessaire et suffisant de se laver les cheveux une fois par semaine. Mais on peut aller au-delà en fonction des activités et du type de cheveux.. . Cependant, de part la nature des cheveux crépus, on utilise souvent des produits gras accentuant la desquamation du cuir chevelu.

Quant aux hommes, un lavage journalier est possible mais avec des shampooings doux.

Pour celles qui utilisent un après-shampooing, il faudrait qu’il soit hydratant et démêlant. Vous pouvez choisir entre un  après-shampooing avec ou sans rinçage.

Optez pour sa rapidité un shampooing sans rinçage. Ce dernier a aussi pour avantages d’éviter d’abîmer les cheveux et de faire des économies d’eau remplie de calcaire.

Si vous optez pour l’après-shampooing avec rinçage, pour les moins frileuses, faites-le avec de l’eau froide, cela permet de resserrer les écailles des cheveux.

Petite astuce : pour plus de brillance ajoutez dans l’eau de rinçage un peu de vinaigre ou de jus de citron aux vertus anti-calcaire.

Pour la partie la plus amusante!!! (,vous avez deviné ce que c’est ? ) : le démêlage.

Tout d’abord il vous faut un bon peigne à dents écartés “peigne afro”.

Là aussi il y a deux écoles:

  •    celles qui préfèrent démêler leurs cheveux avant le shampooing. Cela active la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu, élimine les cellules mortes et les poussières.
  •     celles qui le font cheveux mouillés (phase après-shampooing ou masque…), car c’est bien plus facile de les démêler. Cela évite la casse du cheveu crépu déjà trop fragile. Bien sûr tout le monde n’est pas logé à la même enseigne!

Peu importe votre choix, toujours commencer par démêler des pointes vers les racines.

J’espère que ces quelques lignes vous apporteront douceur, souplesse, brillance, épaisseur et longueur!

Femme noire, souriante et fière
Source image : site Flickr.com – Ludovic Etienne (identité 13)

 

Pour les gammes vous avez pour ceux que ça intéresse :

 

Pour la gamme phytospéciphic :

 

Pour la gamme Bio Beliflor vous avez par exemple :

BELIFLOR Huile sèche nutritive cheveux secs – 125ml

Beliflor Masque Capillaire Restructurant 250 ml

 

Pour la gamme Olive oil vous avez par exemple:

Shampooing Crémeux à l’Aloe Vera et à l’Huile d’Olive 370ml

Après-Shampoing Réparateur Profond – Olive Oil – Organic Root Stimulator

Après-Shampoing Réparateur Profond – Olive Oil – Organic Root Stimulator

Crème à l’Huile d’Olive 170g

 

Pour la gamme activilong on peut citer :

 

Activilong Natural Touch Lait Coiffant Hibiscus et Aloe Vera Bio 240 ml

Activilong Richesse des Cheveux Sérum Nutrition et Brillance aux Huiles de Rosier Muscat et Jojoba Bio 75 ml

Activilong Actirepair Huile Réparatrice Fantastic Oil aux Huiles d’Olive et Avocat Bio 100 ml

 

Pour la gamme garnier :

Garnier Cheveux Crépus ou défrisés

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“Le colonialisme vert”: l’ère de la nature contre l’Homme et de l’Homme contre-nature?

Dans un article du Monde Afrique en date du 6 janvier 2017 (lien dessous), le WWF, Fonds mondial pour la nature, ONG de protection de la nature, est accusé de “violation des droits de l’Homme” au Cameroun.

 

Catastrophe de Bhopal 1984
Source photo : site Flickr.com – Jean-Pierre Dalbéra

Une plainte a été déposée à cet effet devant l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE).

Le fonds mondial pour la nature (WWF) est mis en cause pour des violences à l’encontre de l’ethnie Baka. Cependant, l’argent de cette dernière participe au budget de fonctionnement des aires protégées au Cameroun.

Il existerait donc un “colonialisme vert”. L’Homme ne serait-il plus le maître et possesseur de la nature comme le soulignait Descartes?

L’Homme contre la nature

 

Le cogito cartésien a conduit l’Homme à s’ériger en “Maître et possesseur de la nature”. Parce que l’Homme a le pouvoir de s’autofonder, de s’autoconstituer, il a arraisonné la nature. La Science et la technique ont conduit a des dérives et des catastrophes. Les conséquences de l’excès de l’industrialisation et du développement économique ont appelé la nécessité d’une “éthique nouvelle” face au progrès.

Cette nécessité verra le jour lors de moment de crise. La première rupture remonte à la première guerre mondiale, la bombe d’Hiroshima. Le 26 avril 1986  à la suite de l’accident nucléaire deTchernobyl, le monde découvrait les limites des frontières face aux accidents technologiques majeurs.

L’Homme a depuis longtemps mis ses intérêts (économiques, politiques, privés) au-dessus de ceux de la nature et ne cesse d’ailleurs de le faire comme le démontre les difficultés d’application de la COP21. C’est l’économie, la politique, le politique… contre la nature, l’Homme contre la nature.

Le tout accentué par la mondialisation et le rapport d’interdépendance au niveau mondial. Un accident technologique majeur entraînant une catastrophe environnementale a de fortes chances de se répercuter à divers endroits du globe.

La nature contre l’Homme

 

Catastrophe provoquée par un Tsunami
Source photo : site Flickr.com – Yisris : Tsunami

 

Face à la peur, la peur de la fin de l’Homme, on va assister à la naissance de “la  civilisation du risque“.

Au-delà de la peur, c’est la réaction des individus et de la société qui soulève des interrogations.

La protection de la nature va conduire à la mise en place de plusieurs solutions. C’est le cas notamment du principe de précaution et du développement durable.

Le principe de précaution apparaît pour la première fois dans les années 1970 et fera l’objet d’une consécration publique au sommet de Rio de 1992.

Principe inspiré du principe de responsabilité de Hans Jonas, philosophe allemand. Le principe de responsabilité implique de dépasser le cadre présent et à prendre en compte les générations futures. Selon Hans Jonas, c’est la peur qui peut provoquer une réaction suffisante afin de limiter l’utilisation du progrès technique. La peur serait bonne conseillère.

Dans le cadre du principe de précaution, il est question de définir “une politique environnementale précautionneuse” qui demanderait “que les ressources naturelles soient protégées et gérées avec soin“.

En France la loi Barnier de 1995 a inscrit la Précaution dans le droit français. Aujourd’hui c’est l’article 5 de la Charte de l’environnement qui encadre le principe de précaution.

Le principe de précaution a ceci de dangereux car comme l’Homme il n’est pas parfait :il repose sur un risque imaginaire.

Comme le souligne Jean de Kervasdoué  dans un ouvrage paru en 2010, “la peur est au-dessus de nos moyens”. Le principe de précaution a pour but premier de permettre à la puissance publique de décider dans les domaines incertains de l’environnement et de la santé. Toutefois, on assiste a un détournement par l’individu. Ce principe est utilisé dans sa dimension la plus subjective (angoisse, stress), et donne à l’individu les moyens de s’opposer à l’État.

Maurice Strong secrétaire général de la conférence des Nations Unies de Stockholm en 1972, puis celle de Rio en 1992 déclara :

“Nous sommes la première génération qui se rend compte que tout est entre nos mains, car c’est la première qui a la possibilité de tout détruire”.

Il y a donc un discours très officiel de protection de la nature qui va être accompagné par des actes et notamment par la mise en place de la notion de développement durable.

C’est en 1987, suite au rapport Brundtland qu’apparaît pour la première fois l’expression “développement durable”. L’objectif est clair, il s’agit de préserver “Notre avenir à tous”.

Le développement durable, est un “mode de développement qui satisfait les besoins du présent en permettant aux générations futures de satisfaire les leurs”. Ce développement induit une conciliation de l’écologie, de l’économie et du social.

“Le colonialisme vert” : l’Homme contre-nature ou la nature humaine à découvert

 

Selon le principe 10 de la Déclaration de Rio :

“La meilleure façon de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens concernés, au niveau qui convient.”

Les violences envers des individus vivant dans l’espace protégé n’ont donc pas lieu d’être. Ils doivent donc faire partie de la solution pour la protection de la nature.

Les moyens de protection de l’environnement mis en place, donnent ainsi à l’ Homme, du moins à certains hommes, le moyen de se retourner contre l’être humain au nom de la protection de la nature.

La protection de la nature justifierait-elle la violation des droits de l’Homme? Où sont donc passées les bonnes résolutions du sommet de Rio? Sommes-nous à l’ère du “nouvel ordre écologique” de Luc Ferry? L’arbre, l’animal, l’Homme?

Un nécessaire équilibre entre les droits de la nature et les droits de l’Homme s’impose. L’Homme n’est rien sans la nature certes, mais la protection de la nature n’existerait pas sans l’Homme.

Sommes-nous à la fin de l’exception humaine?

L’Homme serait donc capable d’oublier ses intérêts et donner une primauté à la nature. Mais détrompons-nous. L’Homme contre-nature n’existe pas ou presque, les hommes s’entretuent depuis longtemps. Il y a toujours eu un maître et un esclave. Il y a toujours eu de la violence. C’est le terrain de jeu qui change. Dans ce cas, le terrain de jeu est la nature, l’environnement.

L’Homme reste ainsi maître et possesseur de la nature au sens premier du terme car ce sont ses moyens (argent) qui protègent cette nature! Les intérêts priment avant tout! Les droits de l’Homme semblent être le fait d’un Homme qui veut lutter contre sa nature.

Or, nous sommes tous maîtres et possesseurs de la nature dans l’intérêt de tous et des générations futures, dans le cadre de sa protection.

Dans ce cas comment peut-on construire une vie durable et un monde durable?

      

Lien vers l’article du Monde Afrique du 6 janvier 2017 :

 

    Article du monde en citation dans le tweet ci-dessous:  

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5 choses à savoir sur la liberté, nos libertés.

La dame de la liberté
Source image : site Flickr.com- Lawrence OP

Nos libertés :

→ Peuvent s’exprimer…

 

Car elles font l’objet de reconnaissance dans les différentes Conventions internationales, dans le droit interne.

C’est le cas notamment :

Article 1er de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, communément dite Convention Européenne des Droits de l’Homme, ci-après CEDH : « Les Hautes parties contractantes reconnaissent à toute personne relevant de leur juridiction les droits et libertés définis… »

– la liberté de pensée, d’opinion, d’expression et de religion :

Article 9 de la  CEDH relatif à la liberté de pensée, de conscience et de religion : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion »


Article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen 1789, ci-après DDHC : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement … »

– de la laïcité :

Les deux valeurs fondatrices de cette dernière: la liberté et l’égalité. C’est parce que nous sommes libres et égaux que la loi du 9 décembre 1905 sur la laïcité a pour conséquence la neutralité de l’État envers la religion. Neutralité qui permet à chaque religion de s’exprimer.

Article 5 CEDH : « Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales... »

sous certaines conditions…

 

Car elles sont relatives :

 Elles nécessitent une conciliation

 

Par rapport aux autres :

Article 4 de la DDHC 1789 « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui… ».

Par rapport aux normes régissant la société et permettant de « faire société » :

C’est le cas de l’Ordre public. La CEDH article 9 : « La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou à la protection des droits et libertés d’autrui.” 

Article 10 de la DDHC 1789 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre établi par la loi. »

Par rapport aux différentes libertés :

La liberté d’expression (liberté d’opinion, liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées) :

Article 10 alinéa 2 CEDH :  « ...L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre… ».

Article 11 de la DDHC « ...tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

La liberté religieuse :

Loi n°2004-228 du 15 mars 2004 encadrant le port des signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. Loi n°2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public.

Vivre libre ou mourir
Source image : site Flickr.com- Denis Bocquet

 Et font l’objet de protection

– Les moyens de protection hors juridiction :

 

Le citoyen :

La désobéissance civile, le droit de pétition, le référendum, le vote…

L’Administration (gouvernement)au quotidien :

Par l’édition de lois et d’arrêtés. Par la protection de l’Ordre public au moyen de la police et de mesures de sécurité…

Les associations :

Lutte contre les atteintes aux libertés, par des actions (le testing par exemple) et par la représentation pour certaines d’entre-elles en justice lors des atteintes aux libertés qu’elles défendent.

Les autorités indépendantes :

Le défenseur des droits (autorité constitutionnelle indépendante) : article 71-1 de la Constitution « Le défenseur des droits veille au respect des droits et libertés par les administrations de l’État, les collectivités territoriales, des établissements publics, ainsi que par tout organisme investi d’une mission de service public, ou à l’égard duquel la loi organique lui attribue des compétences. ». La saisine est directe.

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté (loi n°2007-1545 du 30 octobre 2007), est chargé : «  de contrôler les conditions de prise en charge et de transfèrement des personnes privées de liberté, afin de s’assurer du respect de leurs droits fondamentaux. Il exerce, aux mêmes fins, le contrôle de l’exécution par l’administration des mesures d’éloignement prononcées à l’encontre d’étrangers jusqu’à leur remise aux autorités de l’État de destination. ».
Il contrôle ainsi, les établissements pénitentiaires, les établissements hospitaliers dans le cadre notamment de l’hospitalisation sans consentement, les établissements placés sous autorité conjointe du ministère de la santé et du ministère de la justice à l’exemple du Centre socio-médico-judiciaire, les locaux de garde à vue (le procureur de la République , les députés et sénateurs disposent également d’un droit de visite) et les locaux de rétention douanière.

– Les moyens de protection dans le cadre de la justice, autorité judiciaire et institution

 

Au niveau international :

Cela passe par la protection des droits de l’Homme, on peut citer :

la Cour européenne des droits de l’homme par exemple dont la saisine peut se faire par requête individuelle ou interétatique. Celle-ci ne peut avoir lieu qu’après avoir épuisé les voies de recours internes . Les arrêts de la Cour sont obligatoires pour les États qui ont été condamnés.

La Cour pénale internationale : Mise en place par le Statut de Rome de 1998, entré en vigueur en juillet 2002. Elle est chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression, de crime de guerre. Cependant, elle ne peut exercer sa compétence qu’en cas de défaut de volonté ou d’incompétence des juridictions nationales pour juger de tels crimes.

Au niveau interne :

L’autorité judiciaire :

Gardienne de la liberté individuelle selon l’article 66 de la Constitution. La loi constitutionnelle du 3 juin 1958 admet une conception plurielle des libertés : l’autorité judiciaire assure le respect des libertés essentielles.

Le Conseil d’État :

A travers notamment le recours pour excès de pouvoir, le référé suspension (article L 521-1 du Code de justice administrative) et le référé liberté  (article L 521-2 du Code de justice administrative).

Le Conseil constitutionnel :

Par le contrôle de constitutionnalité des lois (article 61 de la Constitution) et la question prioritaire de constitutionnalité (article 61-1 de la Constitution).

Les politiques :

Grâce à la politique, l’art de gouverner la cité, à des actions et des engagements.

Mais la liberté…

→ …est un combat :

 

dans l’histoire : la Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique de 1776, la Révolution française de 1789, l’esclavage, la lutte pour les droits politiques et civiques (le droit de vote des femmes, le combat de Nelson Mandela contre l’apartheid , États-Unis dans les années 60 avec le black panther party…).

au quotidien : la liberté n’est jamais définitivement acquise, elle doit être conservée, protégée et même propagée (mais attention aux dérives!).

→…est confrontée aux limites de l’individualisme :

 

Article 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits… »

La liberté ne signifie pas égalité, mais l’égalité permet de la modérer. C’est parce que nous sommes égaux que nous sommes des hommes libres. Toutefois, l’égalité est affaire de culture.

Risque d’anarchie : l’anarchie est l’espérance d’une société sans gouvernement, sans domination, où les individus collaborent et coopèrent librement pour créer un ordre plus juste et un développement harmonieux. Le problème réside dans la contestation de l’État et l’absence de reconnaissance des droits de l’homme. Moyen d’action : la violence.

Risque de totalitarisme : Alexis de Tocqueville “De la Démocratie en Amérique” : retrait de chacun dans sa sphère privée. Ce qui laisse la place à toutes sortes de dérives.

Le libéralisme : rien est au dessus de l’individu et de sa liberté. Problème du libéralisme économique et notamment quant à la transmission des richesses. Peut-on être libre si on ne dispose pas de moyens suffisants?

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